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Disons-le clairement, parce que la fiche technique le dit : ce chargeur délivre du 5 V. Legrand annonce 3 A et 15 W en sortie 5 V — c'est une charge standard et confortable, mais ce n'est pas de la charge rapide au sens des chargeurs à protocole Power Delivery, qui élèvent la tension pour délivrer davantage. Autrement dit, le 600545 est le bon produit pour charger sans y penser : un téléphone sur un chevet la nuit, une tablette dans la journée, des écouteurs, une montre, une liseuse, une enceinte. Ce n'est pas celui qu'il faut pour faire passer un téléphone récent de 10 à 80 % avant de partir.
Cela posé, l'intérêt est réel et Legrand le résume : « les 2 sorties USB en 1 poste libèrent un puits de prise et favorisent le gain de place » — plus de bloc secteur qui occupe une prise 230 V. Deux ports Type-C, conformité annoncée à la norme IEC 62684-2011-01, pictogramme batterie en façade, veille inférieure à 0,07 W.
Finition noir mat. Neutre obligatoire, bornes à vis, encastrement 30,85 mm, boîte de 40 mm, IP40, IK04, à équiper d'une plaque, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
Nous commençons par là parce que c'est la seule chose qui peut décevoir sur ce produit, et qu'il vaut mieux le savoir avant.
Legrand annonce 3 A, 15 W, sortie 5 V. Les 5 V sont l'information décisive : c'est la tension de base de l'USB. Les chargeurs dits rapides, eux, négocient avec l'appareil une tension plus élevée — 9, 12, 15 ou 20 V — pour délivrer beaucoup plus de puissance à courant comparable. C'est ce que fait le protocole Power Delivery.
Ce chargeur ne fait pas cela. Il délivre du 5 V, jusqu'à 3 A, soit 15 W. Legrand parle d'une « charge optimale du mobile » ; nous préférons dire les choses autrement : c'est une charge standard, régulière et suffisante, pas un boost.
Et pour la plupart des usages, c'est exactement ce qu'il faut. Voici où ce chargeur est le bon choix :
Et voici où il ne l'est pas : un point de charge d'urgence, dans une entrée ou un hall, destiné à récupérer vingt ou trente pour cent de batterie en un quart d'heure avant de repartir. Pour cela, il faut un chargeur à protocole rapide, et ce n'est pas ce produit.
Un point à vérifier dans la notice : quand les deux ports sont utilisés en même temps, la puissance disponible se répartit entre eux sur ce type de chargeur. Deux appareils simultanés chargeront donc chacun moins vite qu'un seul.
Une fois les attentes calées, l'intérêt du produit est réel, et Legrand le formule mieux que personne : « les 2 sorties USB en 1 poste libèrent un puits de prise et favorisent le gain de place ».
Sur une table de chevet, un plan de travail, un bureau, une prise de courant est occupée en permanence par un bloc secteur USB — celui qui dépasse, empêche de brancher autre chose, se débranche quand on tire sur le câble, et qu'on emporte en voyage avant de le chercher pendant une semaine.
Ce chargeur supprime tout cela. Les deux ports sont encastrés, sur un poste dédié, et la prise 230 V voisine redevient disponible pour une lampe ou un appareil. Le gain se compte double : deux points de charge gagnés, et une prise récupérée.
Le connecteur. Legrand annonce ce chargeur conforme à la directive européenne sur l'harmonisation du standard de recharge des terminaux portables et à la norme IEC 62684-2011-01. Le Type-C est le connecteur vers lequel converge l'ensemble des appareils portables vendus en Europe — c'est donc le choix qui demandera le moins d'adaptations dans les années à venir.
Le pictogramme. Legrand le mentionne explicitement : « le pictogramme en face avant, dessin d'une batterie, indique que la prise est dédiée à la charge ». C'est utile, car un port USB dans un mur peut laisser croire à une prise de données — ce n'en est pas une, ces ports ne transportent que de l'énergie. Sur un fond noir, le pictogramme clair ressort d'ailleurs particulièrement bien.
La veille. Un chargeur encastré reste alimenté en permanence. Legrand annonce ici moins de 0,07 W, en classe II TBTS — le référentiel donne 0,064 W. Sur une année entière de fonctionnement continu, cela reste de l'ordre du demi-kilowattheure : la question de la veille ne doit pas entrer dans votre décision.
La finition a ici deux conséquences pratiques, une bonne et une à anticiper.
Le bon côté : les ports se voient moins. Un chargeur USB présente en façade deux ouvertures sombres — les ports eux-mêmes. Sur un appareil blanc, ces deux fentes noires tranchent nettement et attirent l'œil : on voit d'abord les trous. Sur une façade noire, elles disparaissent presque, et l'appareil se lit comme une surface unie. C'est de loin la version la plus discrète.
Le côté à anticiper : les ports se trouvent moins bien. Le corollaire est immédiat — dans la pénombre, brancher un câble dans un port noir sur fond noir se fait à tâtons. Sur un chevet, c'est précisément le moment où l'on branche : le soir, lumière éteinte.
Ce n'est pas rédhibitoire, on prend l'habitude en quelques jours, mais cela vaut d'être su avant de commander — et cela peut orienter vers une plaque plus claire, qui donne un repère de position à défaut de faire voir les ports.
Le noir étant l'une des trois seules finitions disponibles sur les mécanismes Dooxie, un ensemble homogène est possible avec la plaque. Une nuance : ce mécanisme est en noir mat et les plaques noires en noir effet velours — deux noirs de la même famille mais pas du même état de surface. Commandez-les ensemble. Voyez la gamme des plaques de finition Dooxie.
Le neutre est obligatoire : un chargeur est un appareil électronique qui doit rester alimenté en permanence. Il ne peut donc pas se poser dans une boîte d'interrupteur, qui n'en contient pas — il faut la boîte d'une prise de courant, ou un neutre amené jusqu'à l'emplacement. Vérifiez ce point avant de commander et faites-le valider par un électricien : c'est la première cause d'achat impossible à poser.
IP40, plus élevé que le reste de la gamme donnée IP20 ou IP21. Le premier chiffre passe à 4 : protection contre les corps solides de plus de 1 mm, ce qui a du sens sur des ports ouverts vers l'extérieur. Le second reste à 0 : aucune protection contre l'eau, usage intérieur uniquement.
Le mécanisme mesure 73 x 73 mm pour une profondeur d'encastrement de 30,85 mm et 41,7 mm hors tout ; Legrand demande une boîte de 40 mm minimum. Mesurez du fond au nu du mur avant de commander : c'est nettement plus qu'un interrupteur.
Raccordement par bornes à vis de 1,5 à 2,5 mm², deux bornes. Fixation sur les plaquettes métalliques mobiles de la gamme. Coque de protection de chantier à charnières fournie — elle n'est pas accessoire sur cette finition, un noir mat marquant à la moindre projection de peinture.
Noir mat, 73 x 73 mm, deux ports USB-C, 3 A, 15 W, sortie 5 V, veille 0,064 W, classe II TBTS, IP40, IK04, plage d'utilisation de -5 à 35 °C, usage intérieur, garantie 2 ans.
Opérateur économique responsable
C'est la question qui dit si ce chargeur convient à un emplacement, et elle est plus fiable que n'importe quelle comparaison de watts.
Plus d'une heure — un chevet, un bureau, une console où l'on pose le téléphone en rentrant : la vitesse de charge n'a aucune importance, et ce chargeur est parfait. En sept heures de nuit, 15 W remplissent n'importe quelle batterie de téléphone plusieurs fois.
Moins de vingt minutes — un point de charge d'appoint dans une entrée, un hall, un lieu de passage où l'on veut récupérer de l'autonomie avant de repartir : là, il faut un chargeur à protocole rapide, et ce produit vous décevra.
Dans un logement, la quasi-totalité des emplacements relèvent du premier cas.
Sur ce type de chargeur double, la puissance disponible se répartit entre les deux ports quand ils sont tous les deux utilisés — la notice fournie en précise la répartition.
Conséquence pratique, utile à connaître : si vous êtes pressé, débranchez le second appareil. Et à l'inverse, sur un chevet où deux appareils chargent toute la nuit, cela n'a aucune importance.
Un bon usage : réserver un port au téléphone et l'autre à un petit appareil peu gourmand — montre, écouteurs — dont la charge se contente de quelques watts.
C'est le seul inconvénient de cette finition, et il se contourne. Sur une façade noire, les deux ports — eux-mêmes sombres — se distinguent mal dans la pénombre, ce qui rend le branchement du soir approximatif.
Deux réponses. Une plaque plus claire autour du mécanisme donne un repère de position : on trouve l'appareil, puis les ports au toucher. Ou l'on prend l'habitude — les deux ports sont côte à côte au centre, et le geste s'automatise en quelques jours.
Évitez en revanche de coller une étiquette ou un repère adhésif sur la façade : sur un noir mat, le retrait de l'adhésif laisse une marque définitive.
Deux gestes, et ils ne se confondent pas.
Les ports. Un port encastré reçoit la poussière de la pièce, et un Type-C est étroit : au bout de quelques années, un dépôt peut provoquer un faux contact. Coupez le circuit au tableau, puis soufflez délicatement ou utilisez une bombe d'air sec. Jamais d'objet métallique, jamais de liquide.
La façade. Sur un noir mat, chiffon microfibre sec pour la poussière, à peine humide à l'eau claire pour une trace grasse, séchage immédiat. Jamais d'éponge grattante ni de produit lustrant, qui créeraient une zone grise et brillante définitive — et faites attention à ne pas pousser d'humidité dans les ports en essuyant. Une question sur votre emplacement ? Décrivez-nous l'usage, nous vous dirons si ce chargeur convient.