Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un conducteur classe 2 ?
La classe 2 désigne, selon la norme CEI 60228, un conducteur constitué de plusieurs brins de cuivre câblés ensemble. Le nombre et la taille des brins sont calibrés pour offrir une souplesse significative tout en conservant une tenue mécanique suffisante pour la pose structurée — d'où la dénomination « câblé » ou « semi-rigide » utilisée par les fabricants. La classe 2 est à mi-chemin entre la classe 1 massive (un seul brin rigide) et la classe 5 souple (très nombreux brins fins, utilisée sur les câbles mobiles type H07 RN-F).
Pourquoi parle-t-on de câble « semi-rigide » ?
Le terme « semi-rigide » utilisé dans le catalogue fournisseur traduit bien la nature intermédiaire de ce câble. Il n'est pas aussi rigide qu'un câble classe 1 massif (qui garde sa forme une fois posé) mais il n'est pas non plus aussi souple qu'un câble souple classe 5. Le classe 2 offre le meilleur des deux mondes : suffisamment souple pour faciliter la pose et le cheminement en armoire, suffisamment structuré pour tenir en place après installation sans nécessiter de fixations supplémentaires.
Faut-il utiliser des embouts de câblage avec un câble classe 2 ?
Oui, c'est vivement recommandé pour tous les raccordements dans des bornes à vis. Les embouts de câblage sertis enserrent les brins du conducteur pour éviter leur éparpillement au serrage. Ils présentent trois avantages majeurs : ils préservent l'intégralité de la section sous la vis (pas de brin qui s'échappe), ils augmentent la surface de contact et donc la qualité électrique du raccordement, et ils évitent le desserrage dans le temps. Sur les bornes à cage ressort (type Wago), les embouts ne sont pas nécessaires.
Le classe 2 coûte-t-il plus cher que le classe 1 ?
Oui, légèrement. Le processus de fabrication multibrins (câblage des brins et calibrage) est plus complexe qu'un simple tréfilage de conducteur massif, ce qui se traduit par un prix légèrement supérieur à section équivalente. Toutefois, cette différence est souvent compensée par les gains de temps à la pose (cheminement plus facile, cintrage simplifié) et par la meilleure qualité des raccordements. Sur un chantier complexe ou une armoire densément équipée, le classe 2 peut se révéler plus économique globalement que le classe 1.
Quand faut-il absolument choisir un classe 2 plutôt qu'un classe 1 ?
Trois situations imposent le choix du classe 2 câblé : les environnements à fortes vibrations (machines tournantes, moteurs, compresseurs, convoyeurs) qui peuvent provoquer à terme un écrouissage et une rupture des conducteurs massifs ; les armoires densément équipées où la souplesse facilite le cheminement et évite les contraintes mécaniques sur les terminaisons ; les cheminements complexes avec des angles serrés ou des passages de dalle où le classe 1 serait trop rigide à manipuler.
La classe 2 existe-t-elle en grosses sections ?
Oui. En réalité, au-delà de 6 mm², seule la classe 2 existe car un conducteur massif de cette section serait quasiment impossible à manipuler (trop rigide, trop lourd, impossible à cintrer). Toute notre gamme de câbles U-1000 RVFV RH multipolaires de 6 à 300 mm² est donc en classe 2. Cette catégorie couvre uniquement les petites sections 1,5 et 2,5 mm² où coexistent les deux classes.
Quelle intensité admissible pour un câble classe 2 ?
Les intensités admissibles du U-1000 RVFV RH classe 2 sont légèrement supérieures à celles du classe 1 à section équivalente, grâce à une meilleure dissipation thermique liée à la géométrie multibrins. Par exemple, un 3G1,5 classe 2 admet 26 A à l'air libre (30 °C) contre 22 A pour la version classe 1. Un 3G2,5 classe 2 admet 36 A contre 30 A en classe 1. Ces valeurs correspondent à une pose seule ; des coefficients correcteurs NF C 15-100 s'appliquent en cas de groupement ou d'exposition solaire. Utilisez notre sélecteur de câbles pour un dimensionnement précis.
Qu'est-ce que la chute de tension indiquée en V/A/km ?
La chute de tension (exprimée en V/A/km, avec cos φ = 0,8) est un paramètre essentiel pour dimensionner une liaison électrique, en particulier sur les longues distances. Elle indique la perte de tension pour chaque ampère transporté sur chaque kilomètre de câble. Exemple : un 3G2,5 classe 2 présente une chute de tension de 15,26 V/A/km. Pour une liaison de 50 m parcourue par 20 A, la chute sera d'environ 15,26 × 20 × 0,05 = 15,3 V. La norme NF C 15-100 impose des chutes de tension maximales (généralement 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres circuits).
Ce câble est-il utilisable en environnement vibratoire ?
Oui, c'est même l'un de ses atouts majeurs. Les conducteurs classe 2 multibrins absorbent beaucoup mieux les contraintes vibratoires que les conducteurs massifs classe 1. Sur un câble classe 1 exposé à des vibrations prolongées, le cuivre subit un écrouissage qui peut à terme provoquer une rupture fragile au niveau des terminaisons. Le câblage multibrins répartit les contraintes et offre une durée de vie très supérieure dans ces environnements : machines tournantes, moteurs, compresseurs, ventilateurs, convoyeurs, machines-outils.