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Le 600164A est la version aluminium du détecteur mural 2 fils sans neutre de la gamme — celui qui se substitue directement à un interrupteur existant, dans la boîte existante, sans tirer de conducteur supplémentaire.
Détection infrarouge passif, 170° d'angle, 8 m de portée, 32 m² couverts, hauteur de pose conseillée 1,2 m. Son intérêt réel tient aux trois réglages qui font la différence entre un détecteur qu'on garde et un détecteur qu'on débranche : temporisation de 5 s à 30 min, seuil de luminosité de 5 à 1 275 lx pour qu'il n'allume que s'il fait sombre, et sensibilité réglable pour l'adapter à la pièce.
Legrand le donne en outre avec ou sans dérogation et avec une fonction éclairage de cage d'escalier. La contrepartie du sans-neutre est la puissance : 100 W LED, 150 W halogène, 150 VA. Format 45 x 45 mm, encastrement 24 mm, boîte de 40 mm, bornes à vis, 110-240 V, IP20, IK04, 5 à 35 °C, usage intérieur, à équiper d'une plaque, coque de chantier fournie, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est ce qui sépare un détecteur qu'on garde d'un détecteur qu'on finit par condamner, et c'est là qu'il faut mettre l'attention.
Un détecteur mal réglé est insupportable : il allume en plein jour, il éteint pendant qu'on est encore là, il se déclenche quand le chat traverse. Ce ne sont pas des défauts d'appareil, ce sont des réglages. Celui-ci offre les trois qui comptent.
La temporisation, de 5 secondes à 30 minutes. C'est la durée pendant laquelle la lumière reste allumée après le dernier mouvement. L'amplitude est très large et couvre tous les usages : quelques secondes devant un placard technique, une à deux minutes dans un couloir, un quart d'heure ou davantage dans une pièce où l'on s'arrête. Un réglage trop court est le premier reproche fait aux détecteurs — ici, il n'y a pas d'excuse.
Le seuil de luminosité, de 5 à 1 275 lx. C'est ce qui empêche d'allumer en plein jour. Vous définissez la luminosité ambiante en dessous de laquelle l'appareil doit réagir ; au-dessus, il ignore les mouvements. Sur un couloir traversé de lumière naturelle, c'est le réglage qui évite d'éclairer inutilement la moitié de la journée — et la plage de 5 à 1 275 lx couvre de la pénombre au grand jour.
La sensibilité, réglable. Elle ajuste la réactivité : plus basse là où passent des animaux ou près d'une source de chaleur, plus haute dans un couloir sombre où l'on veut une réaction instantanée.
Legrand annonce en outre une fonction éclairage de cage d'escalier et un fonctionnement avec ou sans dérogation selon la configuration retenue ; la notice fournie détaille la mise en œuvre.
Un détecteur est un appareil électronique qui doit rester alimenté en permanence, même lampe éteinte. La plupart des modèles réclament donc un neutre dans la boîte.
Or dans la boîte d'un interrupteur ordinaire, il n'y a pas de neutre : seulement la phase et le retour lampe. C'est pour cela que tant de projets s'arrêtent — il faudrait tirer un conducteur depuis la boîte de dérivation, donc ouvrir le mur.
Ce détecteur fonctionne en 2 fils, sans neutre : il se raccorde exactement comme l'interrupteur qu'il remplace, dans la boîte existante. Aucune saignée, aucun enduit, aucune reprise de peinture. C'est le produit du couloir, de l'escalier, de l'entrée, du cellier.
Un détecteur 2 fils s'alimente à travers la lampe qu'il commande, en y laissant passer un courant très faible — 0,04 mA de consommation propre. Cela impose une limite : 100 W en LED ou fluocompact, 150 W en halogène, 150 VA pour les LED, CFL, halogènes et tubes fluorescents à ballast ferromagnétique ou électronique.
Pour la très grande majorité des usages domestiques, c'est largement suffisant : 100 W en LED représentent une quinzaine de spots. Un couloir, une entrée, un escalier tiennent sans difficulté.
Si votre circuit est plus lourd, c'est vers la version 3 fils de la gamme qu'il faut se tourner : elle monte à 500 W en LED et 2 000 W en coupure, mais exige un neutre dans la boîte. Faites valider le bilan de puissance de votre circuit par un électricien avant de commander.
La détection est infrarouge passive : l'appareil ne rayonne rien, il mesure les variations de chaleur dans son champ. Legrand annonce 170° d'angle, 8 m de portée, 32 m² couverts et une largeur de portée maximale de 6 m.
Deux limites explicitement indiquées par Legrand, et il faut les connaître pour bien placer l'appareil : pas de détection au ras du mur, et pas de détection du champ arrière. Autrement dit, il ne voit ni juste en dessous de lui, ni derrière lui.
La hauteur de pose conseillée est de 1,2 m — celle d'un interrupteur, ce qui est cohérent pour un appareil qui en remplace un. Legrand le donne non adapté à un montage au plafond : son optique est calculée pour la position murale.
Enfin, l'appareil est commandable à distance, mais Legrand ne fournit pas de télécommande avec.
Les plaques Dooxie existent en huit finitions ; les mécanismes n'en comptent que trois — blanc, aluminium et noir. L'aluminium permet donc un ensemble homogène du bord au centre avec une plaque de la même teinte.
Une réserve si vous équipez un couloir ou une entrée où d'autres appareils sont visibles : l'aspect de l'aluminium varie légèrement d'une fonction à l'autre dans la gamme, certains mécanismes étant plus brillants que d'autres. Présentez-les ensemble avant de les fixer.
L'appareil est à équiper d'une plaque de finition, vendue séparément : voyez la gamme des plaques de finition Dooxie.
Température de 5 à 35 °C. Ce n'est pas un appareil pour un local non chauffé en hiver — garage détaché, abri de jardin, cave froide peuvent descendre sous 5 °C. Vérifiez ce point avant de choisir l'emplacement.
IP20, usage intérieur uniquement. Aucune protection contre l'eau : pas d'extérieur, pas de façade, même abritée.
Le mécanisme mesure 45 x 45 mm pour une profondeur d'encastrement de 24 mm et 43,3 mm hors tout ; Legrand le donne compatible avec une boîte de 40 mm de profondeur. Raccordement par bornes à vis de 1,5 à 2,5 mm², repérées sur le mécanisme — une différence avec les mécanismes de commande de la gamme, qui utilisent des bornes automatiques. Fil souple ou rigide, tension 110 à 240 V, 50-60 Hz.
Fixation sur les plaquettes métalliques mobiles de la gamme, qui rigidifient le support et permettent un rattrapage d'alignement. Legrand indique que ce détecteur peut s'associer à une minuterie électronique modulaire pour les installations qui le demandent.
Aluminium laqué, 45 x 45 mm, infrarouge passif, IP20, IK04, thermoplastique sans halogène, plage d'utilisation de 5 à 35 °C, usage intérieur uniquement, coque de protection de chantier à charnières fournie, garantie 2 ans.
Opérateur économique responsable
L'ordre compte, parce que chaque réglage influence la façon dont on juge les autres.
Commencez par le seuil de luminosité, à la tombée du jour, au moment précis où vous estimez qu'il faudrait de la lumière. Réglez le seuil pour que l'appareil réagisse à cet instant-là. Tant que ce réglage est faux, tout le reste est illisible : un détecteur qui allume en plein jour paraît trop sensible alors qu'il est simplement mal calé.
Puis la temporisation, en partant volontairement trop court — une trentaine de secondes — et en allongeant si la lumière s'éteint pendant que vous êtes encore là. On règle presque toujours trop long au départ, et l'on ne s'aperçoit jamais de l'électricité gaspillée.
La sensibilité en dernier, et seulement si un problème apparaît : déclenchements intempestifs, ou au contraire détection trop tardive.
Des points de départ, à ajuster ensuite.
Un couloir de passage : temporisation courte, une à deux minutes. On traverse, on ne s'arrête pas.
Une cage d'escalier : deux à trois minutes, le temps de monter avec des courses ou de redescendre. Legrand prévoit d'ailleurs une fonction éclairage de cage d'escalier spécifique.
Une entrée : trois à cinq minutes — on y pose des sacs, on retire un manteau, on cherche des clés.
Un cellier, une buanderie, un dressing : cinq à dix minutes, parce qu'on y reste immobile un moment, et qu'un détecteur ne voit pas quelqu'un qui ne bouge pas.
C'est la cause numéro un des reproches faits aux détecteurs, et ce n'est pas une panne. Un infrarouge passif détecte le mouvement, pas la présence : quelqu'un assis, immobile, plié sur une tâche cesse d'être vu, et la lumière s'éteint.
Deux réponses. Allonger la temporisation dans les pièces où l'on s'immobilise. Ou ne pas mettre de détecteur là où l'on s'installe durablement — un bureau, un atelier, un séjour : ce sont des pièces d'interrupteur, pas de détecteur.
Les réglages se font sur l'appareil, sous la plaque. Une fois celle-ci reclipsée, plus personne ne sait ce qui a été fait — et le jour où quelqu'un trouve le comportement anormal, il faut tout redécouvrir.
Écrivez au crayon sur le mur, dans la zone que la plaque recouvrira : la temporisation retenue, le seuil de luminosité, la sensibilité. Trente secondes qui font gagner un quart d'heure des années plus tard. Une question sur le réglage d'une pièce en particulier ? Décrivez-nous l'usage, nous vous donnerons un point de départ.