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À vérifier avant tout le reste : vos lampes doivent être dimmables. Legrand est explicite — ce variateur « permet de commander les lampes 125 W maximum de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact du marché ». Une LED non dimmable, même de faible puissance, ne se variera pas : elle scintillera, bourdonnera ou refusera d'allumer.
C'est la première cause de déception sur un variateur, et elle ne vient jamais de l'appareil. Cela vérifié, le 600060A a un atout décisif en rénovation : il fonctionne en câblage 2 fils sans neutre, donc il remplace un interrupteur dans sa boîte existante, sans tirer de conducteur. Il dispose du réglage des butées haute et basse — de quoi caler le minimum où vos lampes restent stables et le maximum voulu — d'une mémoire de luminosité qui retrouve votre niveau, et il est pilotable par poussoir déporté pour varier depuis plusieurs points. Commande par bouton-poussoir : appui bref pour allumer et éteindre, appui maintenu pour varier.
Charge de 3 à 125 W, 73 x 73 mm, encastrement 33 mm, bornes à vis 2,5 mm², IP20, IK04, 0 à 35 °C, usage intérieur, à équiper d'une plaque, garantie 2 ans.
Questions et réponses
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Nous le mettons en premier parce que c'est la cause de la quasi-totalité des variateurs jugés défectueux, et que le problème n'est presque jamais dans l'appareil.
Legrand écrit que ce variateur « permet de commander les lampes 125 W maximum de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact du marché ». Le mot dimmable n'est pas décoratif : il désigne une lampe dont l'électronique est conçue pour accepter une variation.
Une LED ordinaire, non dimmable, contient un driver qui ne sait fonctionner qu'à pleine puissance. Alimentée par un variateur, elle produira l'un de ces symptômes : scintillement, clignotement, bourdonnement, refus d'allumer, ou extinction brutale en milieu de course. Aucun réglage n'y remédiera, et le variateur n'est pas en cause.
Comment vérifier : la mention « dimmable » ou « variable » figure sur l'emballage de la lampe ou du luminaire, souvent accompagnée d'un petit pictogramme. Si elle n'y est pas, considérez que la lampe ne l'est pas.
Legrand annonce par ailleurs une compatibilité avec « un large panel d'ampoules LED dimmables » — ce qui est la formulation honnête : les LED dimmables ne se comportent pas toutes de façon identique, et c'est pour cela que l'appareil offre des réglages de butée. Voyez plus bas.
C'est l'atout technique de cette référence, et il est de même nature que sur les détecteurs de la gamme.
Un variateur est un appareil électronique qui doit rester alimenté en permanence. Beaucoup de modèles réclament donc un neutre dans la boîte — or dans la boîte d'un interrupteur ordinaire, il n'y en a pas : seulement la phase qui arrive et le retour lampe qui repart.
Le 600060A fonctionne en 2 fils, sans neutre. Il se raccorde exactement comme l'interrupteur qu'il remplace, dans la boîte existante. Aucune saignée, aucun enduit, aucune reprise de peinture — c'est ce qui rend possible l'ajout d'une variation dans un séjour ou une chambre déjà finis.
Sa consommation propre est de 0,3 W, et il commande une charge de 3 à 125 W : en ohmique 3 à 125 W, en inductif 3 à 125 VA, en capacitif 3 à 125 VA.
C'est la caractéristique la plus utile de cet appareil, et celle que personne n'explique.
Le problème classique d'un variateur sur des LED n'est pas la pleine puissance mais le bas de course. En dessous d'un certain niveau, chaque modèle de LED décroche à sa façon : il scintille, il clignote, ou il s'éteint franchement. Le seuil varie d'une lampe à l'autre, et il est impossible à prévoir.
Le réglage de la butée basse répond exactement à cela : vous définissez le niveau minimal que le variateur ne descendra jamais en dessous. Calé juste au-dessus du point de décrochage de vos lampes, il rend la variation stable sur toute sa course — et le problème disparaît définitivement.
La butée haute répond à un autre besoin : limiter la puissance maximale. Utile quand la pleine intensité est éblouissante dans une petite pièce, ou pour ménager des luminaires.
Ces deux réglages sont ce qui distingue un variateur utilisable d'un variateur qu'on finit par remplacer par un interrupteur. La notice fournie détaille leur mise en œuvre — et notre conseil sur cette page donne la méthode.
Deux fonctions qui changent l'usage au quotidien.
La mémoire de luminosité. L'appareil retient le dernier niveau réglé : quand vous rallumez, la lumière revient là où vous l'aviez laissée, sans avoir à refaire le réglage. Cela paraît anecdotique et c'est en réalité ce qui fait qu'un variateur est utilisé plutôt que laissé à fond.
Le pilotage par poussoir déporté. Legrand donne l'appareil pilotable par poussoir déporté : vous pouvez ajouter des poussoirs ailleurs dans la pièce et commander la même variation depuis plusieurs endroits. C'est l'équivalent d'un va-et-vient, mais pour un variateur — un besoin fréquent dans une chambre commandée à la porte et au lit, ou dans un séjour à deux entrées.
La commande se fait par bouton-poussoir : un appui bref allume ou éteint, un appui maintenu fait varier. C'est le fonctionnement le plus courant, et il s'apprend en une fois.
On regarde toujours la puissance maximale d'un variateur, jamais la minimale. Ici, c'est la minimale qui pose problème.
Legrand donne une puissance minimale de charge de 3 W. En dessous, l'appareil n'a pas assez de courant pour fonctionner correctement — et c'est un cas plus fréquent qu'on ne croit avec les LED modernes.
Concrètement : un unique spot LED de 2 W, une applique équipée d'une seule LED de faible puissance, un ruban LED court peuvent passer sous ce seuil. Le variateur se comportera alors de façon erratique, sans que rien ne soit défectueux.
Comptez donc la puissance totale du circuit et vérifiez qu'elle dépasse 3 W, avec une marge. Si votre point lumineux est un seul petit spot, un variateur n'est pas le bon produit — ou il faut ajouter des points au circuit.
Le mécanisme mesure 73 x 73 mm pour une profondeur d'encastrement de 33 mm et 44,5 mm hors tout. Legrand met en avant un « encombrement réduit » et annonce une compatibilité avec une boîte de 30 mm de profondeur ; par prudence, et compte tenu de l'encastrement, nous vous conseillons de viser une boîte de 40 mm et de mesurer la vôtre du fond au nu du mur avant de commander.
Le raccordement se fait par bornes à vis en 2,5 mm² — c'est une différence avec les mécanismes de commande de la gamme, qui utilisent des bornes automatiques acceptant 1,5 à 2,5 mm². Vérifiez la section de vos conducteurs.
Température d'utilisation : 0 à 35 °C, usage intérieur uniquement, IP20 — aucune protection contre l'eau.
La fixation se fait sur les plaquettes métalliques mobiles de la gamme, qui rigidifient le support et permettent un rattrapage d'alignement. L'appareil est à équiper d'une plaque de finition, vendue séparément : voyez la gamme des plaques de finition Dooxie.
Blanc RAL 9003 brillant, 73 x 73 mm, charge de 3 à 125 W, consommation propre 0,3 W, thermoplastique sans halogène, IP20, IK04, garantie 2 ans. Si votre boîte comporte un neutre, la version 3 fils de la gamme monte à 150 W.
Opérateur économique responsable
C'est la vérification à faire en premier, et elle prend dix secondes par lampe. La mention « dimmable » ou « variable » figure sur la boîte de l'ampoule ou la notice du luminaire, souvent accompagnée d'un pictogramme.
Si la mention n'y est pas, considérez que la lampe ne l'est pas. Une LED non dimmable alimentée par un variateur scintille, bourdonne ou refuse d'allumer — et aucun réglage n'y remédiera.
Si vos ampoules sont déjà posées et que vous n'avez plus l'emballage, notez la marque et la référence inscrites sur le culot : la fiche du fabricant le précise.
C'est le cas qu'on oublie. Sur une applique, un plafonnier ou un spot à LED intégrées, il n'y a pas d'ampoule à changer : le driver est dans le luminaire, et c'est lui qui doit être dimmable.
La mention se trouve alors sur la notice du luminaire ou sur une étiquette du driver. Et attention aux rubans LED, dont la variation dépend entièrement de l'alimentation qui les accompagne.
En cas de doute sur une installation existante, votre électricien tranchera rapidement — c'est plus sûr que d'acheter un variateur pour découvrir que rien ne varie.
Additionnez la puissance de tous les points lumineux du circuit, et vérifiez deux choses.
Au-dessus de 3 W — c'est la puissance minimale de charge, et c'est la limite qu'on oublie. Un seul petit spot LED peut passer en dessous, et le variateur se comportera alors de façon erratique.
En dessous de 125 W — la limite haute. En LED, cela laisse une marge très confortable ; en halogène, elle se remplit vite.
Si votre circuit est plus lourd et que vous disposez d'un neutre, la version 3 fils de la gamme monte à 150 W.
C'est le geste qui fait la différence entre un variateur qu'on garde et un variateur qu'on remplace, et il se fait au moment de la mise en service.
Descendez la variation au minimum et observez : si les lampes scintillent, clignotent ou s'éteignent, remontez la butée basse jusqu'à trouver le point le plus bas où elles restent parfaitement stables. Réglez la butée juste au-dessus, et le problème ne se reproduira plus jamais.
Faites ensuite la butée haute si la pleine intensité est excessive dans la pièce. Puis notez les deux réglages au crayon sur le mur, sous la plaque : le jour où quelqu'un trouvera la variation limitée, il saura que c'est voulu. Une question sur vos lampes ? Envoyez-nous leur référence, nous vous dirons si elles conviennent.