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Ce variateur peut être commandé depuis plusieurs endroits, et c'est ce qui le distingue vraiment. Legrand le donne pilotable par poussoir déporté : vous ajoutez un ou plusieurs poussoirs ailleurs dans la pièce, et la variation se commande de partout — l'équivalent d'un va-et-vient, mais pour un variateur.
C'est exactement ce qu'on cherche dans une chambre commandée à la porte et au lit, ou dans un séjour à deux entrées, et très peu de variateurs le permettent. Le 600160A fonctionne par ailleurs en câblage 2 fils sans neutre : il remplace un interrupteur dans sa boîte existante, sans tirer de conducteur.
Point à vérifier avant de commander : vos lampes doivent être dimmables — Legrand précise « lampes de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact ». Il offre le réglage des butées haute et basse, une mémoire de luminosité, et se commande par bouton-poussoir : appui bref pour allumer, maintenu pour varier. Charge de 3 à 125 W, finition aluminium mat RAL 7040, 73 x 73 mm, encastrement 33 mm, bornes à vis 2,5 mm², IP20, IK04, 0 à 35 °C, usage intérieur, à équiper d'une plaque, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est la caractéristique la plus intéressante de cet appareil, et celle qui échappe à la plupart des variateurs du marché.
Un variateur classique se commande à un seul endroit : celui où il est posé. C'est une limite réelle, parce que les pièces où l'on veut varier la lumière sont justement celles où l'on veut aussi la commander de plusieurs points — une chambre, un séjour, une pièce à deux entrées.
Legrand donne ce variateur pilotable par poussoir déporté. Concrètement : le variateur reste à son emplacement et gère la variation, et vous ajoutez ailleurs dans la pièce un ou plusieurs poussoirs raccordés à lui. Chacun commande le même éclairage — allumage, extinction, et variation.
C'est l'équivalent d'un va-et-vient, mais pour un variateur, et le raisonnement est celui du télérupteur : les poussoirs se raccordent sur la même ligne de commande, donc on peut en ajouter plusieurs.
Les cas d'usage sont évidents dès qu'on y pense : une chambre commandée à la porte et au chevet, un séjour à deux entrées, un couloir desservant une pièce à vivre, une mezzanine. Faites valider le schéma par un électricien : le raccordement des poussoirs déportés dépend de l'installation, et c'est le point à régler avant de percer.
C'est la cause de la quasi-totalité des variateurs jugés défectueux, et le problème n'est presque jamais dans l'appareil.
Legrand écrit que ce variateur commande « les lampes 125 W maximum de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact du marché ». Le mot dimmable désigne une lampe dont l'électronique est conçue pour accepter une variation.
Une LED ordinaire, non dimmable, contient un driver qui ne sait fonctionner qu'à pleine puissance : alimentée par un variateur, elle scintille, clignote, bourdonne, refuse d'allumer ou s'éteint en milieu de course. Aucun réglage n'y remédiera.
La mention « dimmable » ou « variable » figure sur l'emballage de la lampe ou la notice du luminaire. Si elle n'y est pas, considérez que la lampe ne l'est pas. Legrand annonce d'ailleurs une compatibilité avec « un large panel d'ampoules LED dimmables » — formulation honnête, car les LED dimmables ne se comportent pas toutes de façon identique.
Trois fonctions qui font l'usage quotidien.
Le réglage de la butée basse est le plus utile. Le problème classique d'un variateur sur LED n'est pas la pleine puissance mais le bas de course : sous un certain niveau, chaque modèle décroche à sa façon — scintillement, clignotement, extinction. La butée basse définit le niveau minimal que le variateur ne descendra jamais en dessous : calée juste au-dessus du point de décrochage, elle rend la variation stable sur toute sa course.
La butée haute limite la puissance maximale — utile quand la pleine intensité est éblouissante dans une petite pièce.
La mémoire de luminosité retient le dernier niveau réglé : quand vous rallumez, la lumière revient là où vous l'aviez laissée. C'est ce qui fait qu'un variateur est réellement utilisé plutôt que laissé à fond.
La commande se fait par bouton-poussoir : appui bref pour allumer ou éteindre, appui maintenu pour varier. Les poussoirs déportés fonctionnent selon la même logique.
Le sans-neutre. Un variateur est un appareil électronique qui doit rester alimenté en permanence, ce qui conduit la plupart des modèles à réclamer un neutre. Or la boîte d'un interrupteur n'en contient pas : seulement la phase et le retour lampe. Celui-ci fonctionne en 2 fils sans neutre et remplace donc un interrupteur dans sa boîte existante — aucune saignée, aucun enduit, aucune reprise de peinture.
Le seuil de 3 W. On regarde toujours la puissance maximale d'un variateur, jamais la minimale. Legrand donne une puissance minimale de charge de 3 W : en dessous, l'appareil n'a pas assez de courant pour fonctionner correctement. Un unique spot LED de 2 W, une applique à LED de faible puissance, un ruban court peuvent passer sous ce seuil, et le variateur se comportera de façon erratique sans que rien ne soit défectueux.
La charge admissible va de 3 à 125 W : en ohmique 3 à 125 W, en inductif 3 à 125 VA, en capacitif 3 à 125 VA. Consommation propre 0,3 W.
Les plaques Dooxie existent en huit finitions ; les mécanismes n'en comptent que trois — blanc, aluminium et noir. L'aluminium permet donc un ensemble homogène du bord au centre avec une plaque de la même teinte, RAL 7040 mat.
Une réserve si d'autres appareils sont visibles au même endroit — et c'est fréquent, un variateur cohabitant souvent avec un interrupteur ou une prise : l'aspect de l'aluminium varie légèrement d'une fonction à l'autre dans la gamme, certains mécanismes étant plus brillants que d'autres. Présentez-les ensemble avant de les fixer.
L'appareil est à équiper d'une plaque de finition, vendue séparément : voyez la gamme des plaques de finition Dooxie.
Le mécanisme mesure 73 x 73 mm pour une profondeur d'encastrement de 33 mm et 44,5 mm hors tout. Legrand met en avant un « encombrement réduit » et annonce une compatibilité avec une boîte de 30 mm ; par prudence, et compte tenu de l'encastrement, nous vous conseillons de viser une boîte de 40 mm et de mesurer la vôtre du fond au nu du mur avant de commander.
Le raccordement se fait par bornes à vis en 2,5 mm² — une différence avec les mécanismes de commande de la gamme, qui utilisent des bornes automatiques acceptant 1,5 à 2,5 mm². Vérifiez la section de vos conducteurs.
Température d'utilisation : 0 à 35 °C, usage intérieur uniquement, IP20 — aucune protection contre l'eau. Fixation sur les plaquettes métalliques mobiles de la gamme.
Aluminium RAL 7040 mat, 73 x 73 mm, charge de 3 à 125 W, consommation propre 0,3 W, thermoplastique sans halogène, IP20, IK04, garantie 2 ans. Si votre boîte comporte un neutre, la version 3 fils de la gamme monte à 150 W.
Opérateur économique responsable
C'est là que le poussoir déporté donne tout, et c'est aussi là qu'on regrette de ne pas y avoir pensé. Faites le tour de la pièce et demandez-vous depuis combien d'endroits vous voudrez varier cet éclairage : chaque entrée, le chevet d'un lit, le coin canapé, le haut d'une mezzanine.
Ajouter un poussoir sur une ligne existante est simple ; tirer une ligne de commande dans un mur fini ne l'est pas. Décidez large au moment du tracé, quitte à poser une boîte que vous n'équiperez que plus tard.
C'est l'implantation qui donne le meilleur résultat. Le variateur — l'appareil qui porte les réglages de butée — se place à l'endroit le plus accessible et le plus logique, généralement à l'entrée de la pièce. C'est là qu'on interviendra si un réglage doit être revu.
Les poussoirs déportés vont aux emplacements de confort : chevet, canapé, seconde porte. Ils commandent tout — allumage, extinction, variation — mais ne portent pas les réglages.
Faites valider le schéma par un électricien : le raccordement des poussoirs déportés dépend de l'installation, et c'est le point à régler avant de percer.
Sur ce type de commande, appui bref allume ou éteint, appui maintenu fait varier. Ce fonctionnement s'apprend en une fois, mais il faut qu'il soit identique à tous les points de commande de la pièce.
Évitez donc de mélanger, dans la même pièce, un variateur à poussoir et un interrupteur classique sur un autre circuit sans que rien ne les distingue : quelqu'un qui maintient l'appui sur un interrupteur ordinaire se demandera pourquoi rien ne se passe. Séparez-les nettement, ou choisissez des emplacements sans ambiguïté.
Question d'ordre, et cela fait gagner du temps. Les réglages de butée haute et basse se font sur le variateur lui-même : commencez par le poser, le raccorder, régler la butée basse au point où vos lampes restent parfaitement stables, puis la butée haute si nécessaire.
Ce n'est qu'ensuite que vous raccordez les poussoirs déportés — vous saurez alors que le comportement observé depuis eux est le bon. Notez les réglages au crayon sous la plaque du variateur : c'est le seul endroit où l'on pourra les retrouver. Une question sur votre implantation ? Décrivez-nous la pièce et les points de commande souhaités, nous vous répondrons.