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Conseils, schéma et tutos de branchement

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Comment brancher un interrupteur va-et-vient ?

Temps de lecture : 15 minutes
 

Comprendre le rôle de l’interrupteur va-et-vient

À quoi sert un interrupteur va-et-vient dans une installation électrique ?

L’interrupteur va-et-vient est un dispositif électrique permettant de commander un même point lumineux (ou un groupe de luminaires) depuis deux endroits différents. Il fait partie des solutions les plus courantes dans les installations domestiques, notamment dans les couloirs, les escaliers, les chambres ou les grandes pièces de vie.

Contrairement à un interrupteur simple qui ouvre ou ferme un circuit depuis un seul point, le va-et-vient fonctionne en tandem avec un second interrupteur, permettant ainsi de faire varier l’état du circuit quel que soit l’interrupteur actionné. Ce système repose sur l’utilisation de deux interrupteurs va-et-vient reliés par des fils navettes, offrant ainsi un confort d’usage au quotidien. 

Une fois qu’on y a goûté, difficile de revenir à l’interrupteur unique !

Interrupteur va et vient dans une chambre

Quand utilise-t-on un va-et-vient ?

On utilise un interrupteur va-et-vient dans tous les cas où l’on souhaite pouvoir allumer ou éteindre un éclairage depuis deux points distincts. Cela concerne par exemple :

  • Les escaliers (un interrupteur en haut, un autre en bas),
  • Les longs couloirs ou halls d’entrée,
  • Les chambres (un interrupteur près de la porte, l’autre près du lit), parce qu’on n’a pas envie de ressortir du lit une fois bien au chaud !
  • Les pièces traversantes avec plusieurs issues.

Ce système est aussi compatible avec des installations plus complexes, via l’ajout d’un permutateur pour contrôler un éclairage depuis trois points ou plus, mais cela sort du cadre du va-et-vient classique.

Bref, le va-et-vient, c’est ce petit truc qui rend la maison plus agréable… et vous évite bien des pas en trop !

interrupteur va et vient dans une maison

Avantages par rapport à un interrupteur simple

Le branchement d’un interrupteur va-et-vient présente plusieurs avantages significatifs par rapport à un interrupteur simple :

  • Confort d’utilisation : possibilité de gérer l’éclairage depuis plusieurs points.
  • Sécurité : notamment dans les escaliers ou les zones sombres, éviter de circuler dans le noir.
  • Souplesse d’installation : peut être encastré ou posé en saillie selon les contraintes techniques.
  • Évolutivité : possibilité de passer à une solution domotique ou d’ajouter un permutateur.

Ainsi, que vous soyez un bricoleur débutant ou un électricien professionnel, comprendre le principe du va-et-vient est essentiel pour toute installation électrique pratique et ergonomique.

Les bases du branchement d’un va-et-vient

Le fonctionnement électrique

Le fonctionnement d’un interrupteur va-et-vient repose sur un principe simple : chaque interrupteur peut modifier l’état du circuit (ouvert ou fermé), ce qui permet d’allumer ou d’éteindre la lumière indépendamment de l’autre interrupteur.

Concrètement, les deux interrupteurs sont reliés entre eux par deux fils appelés navettes. À l’intérieur de chaque interrupteur, un mécanisme bascule la connexion entre ces navettes. Le courant arrive depuis le tableau électrique, transite par le premier interrupteur, passe par l’un des fils navettes, puis par le second interrupteur, avant d’alimenter la lampe.

C’est l’orientation des deux interrupteurs qui détermine si le circuit est fermé (lumière allumée) ou ouvert (lumière éteinte). Ce système de câblage va-et-vient est l’un des plus utilisés dans les installations domestiques modernes.

Les composants nécessaires pour le câblage

Pour réaliser le branchement d’un va-et-vient, vous aurez besoin des éléments suivants :

  • 2 interrupteurs va-et-vient : ils possèdent trois bornes chacun (1 borne "L" pour la phase, et 2 bornes pour les navettes).
  • Un câble 3 fils : généralement un câble électrique de type 1,5 mm² avec trois conducteurs (phase, neutre, navette).
  • Des boîtes d'encastrement ou de saillie : selon la configuration de votre mur (pose en rénovation ou en construction neuve).

Vous aurez aussi besoin d’outils adaptés : tournevis, pince à dénuder, cutter, domino ou bornes de raccordement type WAGO, et idéalement un testeur de tension pour plus de sécurité.

Pas besoin d’une valise de chantier : avec ces quelques éléments bien choisis, même un bricoleur du dimanche peut s’en sortir.

Les couleurs des fils électriques selon la norme NF C 15-100

La norme française NF C 15-100 définit des règles précises en matière de câblage, notamment pour assurer la sécurité des personnes et la conformité des installations.

Voici un rappel des codes couleur des conducteurs à respecter lors du branchement d’un interrupteur va-et-vient (Oui, les fils de couleur, ce n’est pas juste pour faire joli : chaque teinte a un rôle bien défini !):

  • Phase (L) : généralement en rouge, parfois marron ou noir.
  • Neutre (N) : toujours en bleu clair.
  • Navettes : en orange ou violet, parfois gris (mais jamais bleu ou vert/jaune).
  • Terre : en vert et jaune. La terre, c’est un peu la ceinture de sécurité de votre installation : on espère ne jamais en avoir besoin, mais mieux vaut qu’elle soit là.

Respecter ces couleurs permet de faciliter les interventions futures et d’éviter les erreurs de raccordement, notamment en cas de maintenance ou de diagnostic de panne.

Et puis entre nous, mieux vaut passer 2 minutes à bien repérer les couleurs… que 2 heures à chercher pourquoi ça ne fonctionne pas !

Un va-et-vient à installer, mais vous hésitez sur le matériel ou le montage ? N’attendez pas de faire une erreur : posez-nous votre question.

Schéma de branchement d’un va-et-vient

Voici un schéma électrique simplifié illustrant le câblage d’un interrupteur va-et-vient classique. Ce type de montage se compose de deux interrupteurs reliés entre eux et à une lampe, permettant de contrôler l’éclairage depuis deux points distincts.

Explication ligne par ligne du schéma

Le schéma de branchement peut sembler complexe au premier abord, mais chaque ligne correspond à une fonction bien définie. Voici le détail :

  • Ligne 1 : arrivée de la phase (fil rouge)
    Le courant arrive depuis le tableau électrique par le conducteur de phase (généralement rouge). Celui-ci est relié à la borne "L" du premier interrupteur.
  • Ligne 2 : navette 1 (fil orange)
    Elle relie la première borne navette du premier interrupteur à la première borne navette du second interrupteur.
  • Ligne 3 : navette 2 (autre fil orange)
    Elle relie la deuxième borne navette du premier interrupteur à la deuxième borne navette du second interrupteur.
  • Ligne 4 : sortie vers la lampe (fil retour lampe violet) - C’est un peu la passerelle finale : si tout est bien raccordé, c’est la lumière au bout du tunnel (littéralement).
    Cette ligne part de la borne "L" du second interrupteur pour alimenter la lampe. Elle permet d’envoyer le courant vers l’éclairage lorsque le circuit est fermé.
  • Ligne 5 : neutre (fil bleu)
    Le conducteur neutre part directement du tableau électrique jusqu’à la lampe, complétant ainsi le circuit.
  • Ligne 6 : terre (fil vert et jaune)
    Ce fil relie le disjoncteur à la lampe et assure la protection des personnes en cas de défaut électrique. Il n’est pas raccordé aux interrupteurs va-et-vient eux-mêmes, mais reste essentiel si le luminaire ou son boîtier est métallique. On l’espère inutile… mais mieux vaut qu’il soit bien là !

Ce montage permet de commander l’allumage ou l’extinction de la lumière en modifiant la position de l’un ou l’autre des interrupteurs. Si les deux interrupteurs sont dans la même position (navette 1 reliée à navette 1, ou navette 2 à navette 2), le circuit est fermé et la lumière s’allume. S’ils sont en position opposée, le circuit est ouvert et la lumière est éteinte.

Ce câblage va-et-vient est standardisé, fiable, et surtout, il a fait ses preuves dans des milliers d’installations. Bref, un classique qui ne vous fera pas faux bond.

Le schéma vous semble encore flou ou vous ne savez pas par où commencer ? Contactez nos techniciens pour un conseil personnalisé.

Étapes détaillées pour brancher un interrupteur va-et-vient

1. Couper l’alimentation électrique

Avant toute manipulation, il est impératif de sécuriser votre installation électrique. Rendez-vous au tableau électrique et coupez le disjoncteur général ou le disjoncteur correspondant au circuit d’éclairage concerné.

Oui, même si vous êtes sûr d’avoir bien repéré le disjoncteur… on ne joue pas avec le courant. Mieux vaut perdre 30 secondes que prendre une décharge !

Utilisez ensuite un testeur de tension pour vérifier l’absence de courant sur les fils que vous allez manipuler. Cette étape est essentielle pour éviter tout risque d’électrocution.

2. Préparer les gaines et les fils

Repérez et dénudez les fils électriques à l’aide d’une pince à dénuder, sur environ 10 mm à 12 mm. Vous devez avoir à disposition :

  • Un fil de phase
  • Deux fils navettes
  • Un fil retour lampe
  • Un fil neutre, relié directement à la lampe,
  • Un éventuel fil de terre (vert/jaune), si nécessaire selon les équipements installés.

Oui, ça peut ressembler à une salade de câbles au début… mais avec un peu d’organisation, tout s’éclaire (sans jeu de mots !).

Placez les câbles dans des gaines ICTA ou dans une goulotte selon votre type d’installation (encastrée ou en apparent). Positionnez également les boîtes d’encastrement ou les boîtiers de saillie à la hauteur souhaitée.

3. Raccorder le premier interrupteur

Connectez les fils aux bornes du premier interrupteur va-et-vient :

  • Borne L : connectez-y le fil de phase rouge venant du tableau électrique.
  • Borne 1 : branchez-y l’une des navettes (fil orange).
  • Borne 2 : branchez-y la seconde navette (autre fil orange).

C’est comme un puzzle où chaque pièce trouve naturellement sa place !

Vissez solidement chaque fil dans sa borne ou clipsez-les si vous utilisez un interrupteur à connexion automatique. Vérifiez que les fils sont bien maintenus et ne peuvent pas s’échapper de leur logement.

4. Raccorder le deuxième interrupteur

Le raccordement du second interrupteur suit une logique similaire :

  • Borne L : reliez ce bornier au fil retour lampe, qui ira alimenter la lampe.
  • Borne 1 : branchez-y la première navette, identique à celle reliée sur la borne 1 du premier interrupteur.
  • Borne 2 : branchez-y la seconde navette.

La cohérence des connexions entre les deux interrupteurs est importante : navette 1 sur navette 1, navette 2 sur navette 2. Cela garantit le bon fonctionnement de l’ensemble.

D’ailleurs, si les interrupteurs semblent jouer à "je t’allume / je t’éteins" de façon incohérente, c’est souvent un simple croisement de navettes à corriger.

5. Vérifier et tester l’installation

C’est le moment de vérité ! Si tout s’allume et s’éteint comme prévu, vous pouvez être fier : vous venez de dompter un va-et-vient comme un pro.

Une fois les connexions terminées, remettez le courant au tableau électrique. Testez alors le fonctionnement du va-et-vient :

  • Appuyez sur le premier interrupteur : la lumière doit s’allumer ou s’éteindre,
  • Appuyez sur le second interrupteur : l’état de la lumière doit s’inverser,
  • Essayez plusieurs combinaisons pour vous assurer du bon fonctionnement.

Si la lumière ne réagit pas comme prévu, coupez l’alimentation et vérifiez les branchements, en particulier l’ordre des navettes et la connexion de la phase et du retour lampe.

Une fois les tests réussis, vous pouvez fixer définitivement les interrupteurs dans leur boîte, replacer les enjoliveurs et terminer l’installation.

Félicitations ! Il ne vous reste plus qu’à vous vanter auprès des copains… ou à câbler le reste de la maison !

Le conseil de notre expert

« Même si le branchement d’un va-et-vient semble accessible, il ne faut jamais négliger la sécurité. Un bon repérage des fils, une vérification avec un multimètre et un serrage correct des bornes sont essentiels pour éviter les faux contacts ou surchauffes. »

Ce rappel s’adresse aussi bien aux bricoleurs avertis qu’aux professionnels : la qualité du raccordement joue un rôle crucial dans la fiabilité d’une installation électrique. Mieux vaut prendre quelques minutes de plus pour bien faire les choses, que de devoir intervenir ultérieurement sur une panne évitable.

Produits associés pour votre installation va-et-vient

Pour réaliser un branchement d’interrupteur va-et-vient propre, sécurisé et durable, il est essentiel de choisir du matériel électrique de qualité. Voici une sélection de produits utiles à retrouver dans notre catalogue :

  • Interrupteurs et prises
    Un large choix d'interrupteurs standards, va-et-vient, boutons poussoirs, prises électriques... adaptés aux installations neuves comme en rénovation.
  • Interrupteur et prise encastrable
    Des modèles discrets, esthétiques et parfaitement intégrés aux murs. Idéals pour un rendu moderne et épuré.
  • Interrupteur et prise en saillie
    Parfaits pour les murs en béton, en pierre ou pour les installations apparentes dans les garages, ateliers ou locaux techniques.

Que vous soyez particulier ou professionnel, notre gamme vous permet de trouver facilement l’équipement adapté à votre configuration, tout en respectant les normes électriques en vigueur.

Vous ne savez pas quel interrupteur choisir pour votre installation ? Encadré, en saillie, connecté... nos conseillers vous orientent gratuitement.

FAQ : Questions fréquentes sur le branchement va-et-vient

Quelle est la différence entre un interrupteur et un va-et-vient ?

Un interrupteur simple permet de commander un éclairage depuis un seul point de commande. Il dispose généralement de deux bornes : une pour la phase, l’autre pour le retour lampe.

Un interrupteur va-et-vient, quant à lui, est conçu pour fonctionner par paire. Il permet d’allumer ou d’éteindre un point lumineux depuis deux endroits différents (par exemple, en haut et en bas d’un escalier). Il possède trois bornes : une borne "L" pour la phase ou le retour lampe, et deux bornes pour les fils navettes.

Comment puis-je savoir si mon interrupteur est un va-et-vient ?

Pour savoir si vous avez un interrupteur va-et-vient, voici quelques signes à vérifier :

  • Présence de trois bornes à l’arrière de l’interrupteur : L, 1 et 2.
  • Possibilité d’allumer ou d’éteindre la lumière depuis deux points différents.
  • Deux fils (souvent orange ou violet) reliés en tant que navettes entre deux interrupteurs.

Si vous retirez l’enjoliveur et voyez ces éléments, il s’agit très probablement d’un interrupteur va-et-vient. Vous pouvez aussi utiliser un testeur de continuité pour repérer les connexions internes.

Et si vous ne voulez pas démonter votre interrupteur, souvenez-vous : si vous pouvez allumer ou éteindre la lumière depuis deux endroits, il y a fort à parier que vous avez affaire à un va-et-vient !

Comment fonctionne un interrupteur va-et-vient ?

Le fonctionnement repose sur un principe de bascule : chaque interrupteur oriente le courant vers l’une ou l’autre des deux navettes. Si les deux interrupteurs sont "coordonnés", le circuit est fermé et la lumière s’allume. S’ils sont en "position opposée", le circuit est ouvert et la lumière s’éteint.

Ce système de câblage va-et-vient permet une commande souple et intuitive, adaptée à de nombreuses configurations dans l’habitat.

Est-il possible de connecter un interrupteur va-et-vient en simple ?

Oui, un interrupteur va-et-vient peut tout à fait être utilisé comme un interrupteur simple. Il suffit alors d’utiliser uniquement la borne "L" et une des deux bornes navettes (1 ou 2). L’autre borne reste inutilisée.

Cela peut être utile si vous souhaitez standardiser vos interrupteurs ou anticiper un futur passage en va-et-vient. Cependant, l’usage d’un interrupteur simple reste plus économique si vous n’avez pas besoin de double commande.

Une question reste sans réponse ? Notre équipe vous répond avec précision, que ce soit pour un projet perso ou pro.

Le conseil de notre expert – Pourquoi opter pour des boîtes d’encastrement ?

Si vous hésitez entre une pose en saillie ou une pose encastrée, sachez que les boîtes d’encastrement sont aujourd’hui le choix le plus courant et le plus recommandé dans les installations électriques modernes. Et ce n’est pas un hasard !

D’abord pour des raisons esthétiques : une boîte encastrée permet de dissimuler les câbles et l’appareillage dans le mur, pour un rendu propre, discret et parfaitement aligné avec vos interrupteurs ou prises. C’est particulièrement apprécié dans les pièces de vie ou les chambres, où l’on cherche une finition soignée.

Mais au-delà de l’esthétique, l’encastrement présente aussi de réels avantages techniques. Si vous souhaitez un jour modifier votre installation, par exemple remplacer un interrupteur simple par un va-et-vient, ajouter un variateur ou passer à une version connectée, les boîtes encastrées offrent une bien meilleure flexibilité. Elles facilitent le remplacement, la mise à jour ou l’ajout de modules sans avoir à reprendre tout le mur ou faire courir des goulottes visibles.

Autrement dit, c’est un petit effort à l’installation pour un maximum de tranquillité sur le long terme. Que vous soyez en rénovation ou en construction neuve, c’est une solution que nous recommandons vivement pour toutes les pièces de la maison, dès qu’un encastrement est possible.

 
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