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Deux boutons momentanés dans un seul poste. Le 600008 loge deux poussoirs indépendants dans 73 x 73 mm, c'est-à-dire dans une seule boîte d'encastrement, avec 4 pôles — deux contacts à fermeture et deux contacts à ouverture, un jeu complet par bouton.
À savoir avant de commander : comme tout poussoir, chaque bouton ne fait contact que pendant l'appui et revient seul au repos. Il faut donc un organe en amont pour mémoriser l'ordre, et un par circuit : deux télérupteurs au tableau, ou un télérupteur et une minuterie, selon ce que commande chaque bouton. En échange, vous obtenez ce qu'aucun va-et-vient ne permet : deux éclairages commandables depuis autant de points que vous voulez, tous les poussoirs branchés en parallèle sur leur ligne. C'est la solution des grandes pièces à plusieurs entrées et des cages d'escalier à plusieurs niveaux. 6 A 250 V, bornes automatiques repérées de 1,5 à 2,5 mm², profondeur d'encastrement de 21,4 mm et boîte de 40 mm minimum.
Mécanisme composable, à équiper d'une plaque 1 poste. Coque de chantier fournie, marque NF, IP20, IK04, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est la raison d'être de cette référence, et elle se mesure en percements évités.
Pour commander deux éclairages par impulsion depuis le même endroit, la solution classique consiste à poser deux poussoirs simples dans deux boîtes voisines, sous une plaque 2 postes de 158 mm. Deux boîtes, deux percements, 158 mm d'emprise.
Le 600008 fait la même chose dans 73 x 73 mm : une seule boîte, l'encombrement d'un appareil ordinaire. Les deux boutons sont électriquement indépendants — Legrand annonce 4 pôles, deux contacts à fermeture et deux contacts à ouverture, soit un jeu complet par bouton.
Une précision honnête, parce qu'elle évite un malentendu : on ne choisit pas ce produit pour économiser de l'argent. Il coûte davantage que deux poussoirs simples. Ce qu'il économise, c'est un percement de mur — décisif en rénovation, quand une seule boîte existe et qu'en créer une seconde signifie burin, scellement, enduit, ponçage et peinture.
C'est la chose à comprendre avant de commander, et sur un double appareil elle a une conséquence supplémentaire.
Un poussoir ne fait contact que pendant l'appui et revient seul au repos. Branché seul sur un circuit d'éclairage, il n'allume la lampe que le temps du doigt appuyé. Il lui faut un organe en amont qui mémorise l'ordre : un télérupteur, une minuterie, un carillon, une entrée d'automate.
Sur un double poussoir, il en faut un par circuit. Deux boutons commandant deux éclairages différents, cela veut dire deux organes au tableau. Et ils n'ont pas à être identiques :
Vérifiez donc la place disponible au tableau avant de commander : c'est le point qui conditionne tout le reste, et il ne se règle pas au mur.
C'est ce qu'on achète en acceptant la contrainte du tableau, et cela vaut pour chacun des deux boutons.
Un va-et-vient commande un éclairage depuis deux endroits. Pour un troisième point il faut un permutateur, pour un quatrième un second, et le câblage devient un enchevêtrement de navettes qui traversent le logement.
Avec un télérupteur, tous les poussoirs se branchent en parallèle sur la même paire de fils : trois points, cinq, huit, le schéma ne change pas. Sur un double poussoir, cela veut dire que vos deux circuits deviennent chacun extensible à l'infini — et qu'un point de commande peut être ajouté plus tard sans revoir quoi que ce soit.
C'est la solution des grandes pièces à plusieurs entrées, des couloirs longs desservant deux zones d'éclairage, et des cages d'escalier à plusieurs niveaux où l'on veut commander la montée et le palier.
C'est la vraie limite de cet appareil, et elle mérite un calcul avant la commande.
Deux circuits de commande dans une seule boîte, cela fait jusqu'à quatre conducteurs de commande — un commun et un départ par bouton — auxquels s'ajoute ce qui traverse éventuellement la boîte. Sur une ligne de commande partagée, le commun peut être mutualisé et l'on descend à trois conducteurs.
C'est pour cela que la profondeur compte ici plus qu'ailleurs. Le mécanisme n'occupe que 21,4 mm, mais Legrand demande une boîte de 40 mm minimum — contre 30 mm pour un interrupteur de la gamme. La différence tient au mécanisme de rappel et au volume nécessaire derrière l'appareil, et avec quatre conducteurs à replier elle n'est pas théorique.
Deux recommandations pratiques : mesurez la profondeur utile avant de commander, du fond de la boîte au nu du mur ; et travaillez en 1,5 mm² plutôt qu'en 2,5 sur la ligne de commande — les bornes acceptent les deux sections, mais le 1,5 se replie infiniment mieux.
Le raccordement se fait par bornes automatiques de 1,5 à 2,5 mm², avec un repérage imprimé sur le mécanisme. Sur cet appareil, ces deux caractéristiques sont structurelles.
Le repérage devient indispensable dès qu'il y a quatre pôles sur le même corps : il faut savoir quelle borne appartient à quel bouton, et laquelle est le commun de chacun. Sans indication, l'erreur est quasi certaine, et elle donne un appareil où l'un des deux boutons commande les deux circuits — ou aucun.
Les bornes automatiques font gagner du volume autant que du temps : pas de tête de vis, pas d'outil à engager dans une boîte déjà pleine, et un verrouillage qui ne peut être ni sous-serré — cause classique d'échauffement — ni écraser le cuivre. Fil souple ou rigide indifféremment.
L'interrupteur de la gamme est donné pour 10 AX, ce double poussoir pour 6 A. Ce n'est pas une version allégée.
Un interrupteur coupe le courant de la lampe et doit encaisser le courant d'appel des luminaires, d'où la qualification AX. Un poussoir relié à un télérupteur ne coupe pas la lampe : il ferme brièvement un circuit de commande qui alimente une bobine ou une entrée électronique. Le courant en jeu est faible, et 6 A y suffisent largement.
Quant aux 4 pôles, ils se répartissent en deux contacts à fermeture — dits « travail », circuit ouvert au repos et fermé à l'appui, le cas normal — et deux contacts à ouverture, dits « repos », utiles pour un arrêt momentané ou une entrée d'automate qui attend une coupure. Chaque bouton dispose donc des deux logiques. Vérifiez ce qu'attend votre matériel avant de câbler ; l'indication est portée sur le mécanisme.
Attention à ne pas se tromper de plaque : bien qu'il porte deux boutons, cet appareil occupe un poste unique et demande une plaque 1 poste. Toutes les finitions sont dans la gamme des plaques de finition Dooxie.
Deux références de la gamme méritent d'être connues avant de valider votre commande.
Le poussoir simple 600004 reste préférable si un seul circuit est à commander, ou si la lisibilité prime : un bouton pleine taille se trouve du plat de la main, deux boutons demi-hauteur demandent de viser.
Le transformeur 600031 permet de réaliser cinq fonctions de va-et-vient et de poussoir à partir d'une seule référence — la solution pour un chantier entier où l'affectation des commandes n'est pas encore arrêtée.
Blanc RAL 9003 brillant, 73 x 73 mm, profondeur totale 36 mm, deux boutons, 4 pôles, fixation à vis, pose encastrée ou en saillie sur cadre, rattrapage angulaire -13° / +11°, plaquettes métalliques mobiles sur 2 mm, coque de protection de chantier à charnières, thermoplastique sans halogène, 250 V, marque NF, IP20, IK04, plage d'utilisation de -5 à 35 °C, usage intérieur uniquement, garantie 2 ans.
Opérateur économique responsable
C'est le calcul à faire en premier, et il se fait au tableau et non au mur. Chaque bouton commande un circuit, et chaque circuit a besoin de son propre organe pour tenir l'éclairage : deux télérupteurs, ou un télérupteur et une minuterie.
Vérifiez donc, avant de commander : reste-t-il assez de modules libres ? Un télérupteur occupe généralement un module, une minuterie un ou deux. Si le tableau est saturé, c'est ce point qu'il faut régler d'abord — et parfois cela change le projet.
Les deux se commandent par les mêmes boutons, mais ils ne font pas la même chose, et sur un double appareil vous pouvez les mélanger.
Le télérupteur bascule à chaque impulsion : on allume, on éteint, comme un interrupteur. C'est le choix pour un éclairage de séjour, une pièce où l'on reste.
La minuterie allume pour une durée réglée puis éteint seule. C'est le choix pour un éclairage de passage — escalier, couloir, cellier, garage — où l'oubli est la règle.
La combinaison la plus utile sur un double poussoir est souvent un de chaque : le bouton du haut pour l'éclairage principal en télérupteur, celui du bas pour l'éclairage de passage en minuterie.
Sur un appareil à quatre pôles, la tentation est de mutualiser le commun pour économiser un fil. C'est possible si les deux organes sont sur la même ligne de commande, et à éviter s'ils sont sur des circuits protégés séparément.
C'est exactement le genre de point qui relève de l'électricien : faites valider votre schéma, la mutualisation du commun dépend de la façon dont vos circuits sont protégés en amont.
Sur deux boutons identiques commandant deux circuits différents, l'information n'est nulle part. La convention la plus intuitive est de mettre en haut l'éclairage principal et en bas l'éclairage secondaire.
Écrivez-le au crayon sur le mur, dans la zone que la plaque recouvrira, en précisant aussi quel organe du tableau est concerné. Le jour d'un dépannage, la réponse sera sous la plaque plutôt que dans un souvenir. Décrivez-nous votre projet si vous hésitez sur le matériel du tableau, nous vous orienterons.