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À lire avant de commander : un poussoir n'est pas un interrupteur. Le 600705 ne fait contact que pendant l'appui et revient seul à sa position de repos. Posé seul sur un circuit d'éclairage, il allumerait la lumière le temps d'un doigt appuyé, et rien de plus.
Il lui faut un organe en amont pour mémoriser l'ordre : un télérupteur au tableau, une minuterie d'escalier, un carillon pour un usage sonnette, une gâche, ou une entrée d'automate. En échange, il offre ce qu'aucun va-et-vient ne permet : autant de points de commande que vous voulez sur un même éclairage, tous branchés en parallèle sur la même ligne.
Comme tous les Dooxie One, il arrive complet : mécanisme, plaque carrée blanche et griffes facilitant la pose en rénovation. 6 A 250 V, deux pôles, bornes automatiques repérées de 1,5 à 2,5 mm², 87 x 87 mm plaque comprise, encastrement 33 mm, boîte de 40 mm minimum, fixation à vis ou à griffes, IP21, IK04, coque de chantier fournie, marque NF, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est la seule chose vraiment importante à comprendre sur ce produit, et celle qui provoque le plus de déceptions quand personne ne la dit.
Un interrupteur reste dans la position où on le laisse : poussé, le circuit est fermé, la lampe est allumée, et elle le restera. Un poussoir, non. Il ne fait contact que pendant l'appui et revient seul à sa position de repos dès qu'on relâche le doigt.
Conséquence directe : branché seul sur un circuit d'éclairage, il n'allume la lampe que le temps de l'appui. Ce n'est pas un défaut, c'est sa définition — mais cela veut dire qu'il ne se substitue jamais à un interrupteur.
Il lui faut un organe en amont qui mémorise l'ordre, et c'est ce composant, pas le poussoir, qui tient la lampe allumée :
C'est ce qui fait choisir un poussoir plutôt qu'un va-et-vient, et c'est un argument technique.
Un va-et-vient commande un éclairage depuis deux endroits. Pour un troisième point, il faut intercaler un permutateur ; pour un quatrième, un second — et le câblage devient un enchevêtrement de navettes qui traversent tout le logement.
Avec un télérupteur, le raisonnement change : tous les poussoirs se branchent en parallèle sur la même paire de fils. Trois points de commande, cinq, huit : c'est le même schéma, on ajoute simplement un poussoir sur la ligne. Et l'on peut en ajouter un plus tard sans revoir quoi que ce soit.
C'est la solution des grandes pièces à plusieurs entrées, des couloirs longs, des cages d'escalier à plusieurs niveaux.
Comme tous les Dooxie One, cet appareil arrive avec mécanisme, plaque carrée blanche et griffes dans la même boîte, et Legrand précise qu'il est « livré avec des griffes facilitant la pose en rénovation ».
C'est le point qui compte sur une installation ancienne. Ouvrez une boîte posée il y a trente ans et vous trouverez souvent la même chose : les bossages de vis cassés, le plâtre effrité autour, ou une boîte qui n'a jamais eu de pattes. Le mécanisme neuf ne tient sur rien. Les griffes prennent appui derrière la cloison ou dans le fond de la boîte, indépendamment de son état.
Les deux contreparties du format complet, en revanche : la finition est imposée — blanc, et seulement blanc — et le multiposte est impossible, la plaque étant un carré 1 poste livré avec l'appareil. Si vous voulez une autre teinte ou réunir plusieurs fonctions sous un cadre commun, prenez le poussoir composable 600004 et une plaque choisie séparément.
C'est le point de vigilance pratique de cette référence, et il surprend d'autant plus qu'il diffère à l'intérieur de la même gamme.
Le va-et-vient Dooxie One demande une boîte de 30 mm minimum. Ce poussoir demande 40 mm, alors que sa profondeur d'encastrement est identique — 33 mm. La différence tient au mécanisme de rappel et au volume nécessaire derrière l'appareil.
Mesurez donc avant de commander, du fond de la boîte au nu du mur, surtout en rénovation ou dans une cloison de faible épaisseur. Une boîte qui accueillait très bien un interrupteur ne conviendra pas forcément ici.
Le mécanisme est donné pour 6 A, quand l'interrupteur de la gamme est donné pour 10 AX. Ce n'est pas une version au rabais : un interrupteur coupe le courant de la lampe et doit encaisser son courant d'appel, tandis qu'un poussoir relié à un télérupteur ne ferme brièvement qu'un circuit de commande alimentant une bobine ou une entrée électronique. Le courant en jeu est faible, et 6 A y suffisent largement.
Le raccordement se fait par bornes automatiques de 1,5 à 2,5 mm², avec un repérage imprimé sur le mécanisme : verrouillage sans outil, sans risque de sous-serrage — cause classique d'échauffement — ni de cuivre écrasé. Fil souple ou rigide indifféremment, ce qui sert en rénovation.
Un mot sur l'IP21, un cran au-dessus des composables donnés IP20 : le second chiffre correspond à une protection contre les chutes verticales de gouttes d'eau. Ce n'est pas une protection contre les projections et l'usage reste intérieur uniquement — mais cela donne une tolérance un peu meilleure dans un garage, une cave ou une buanderie, c'est-à-dire précisément les pièces où l'on installe des minuteries et donc des poussoirs.
Blanc RAL 9003 brillant, 87 x 87 mm plaque comprise, profondeur totale 47,5 mm, encastrement 33 mm, fixation à vis ou à griffes, 6 A, 250 V, deux pôles, thermoplastique sans halogène, IP21, IK04, marque NF, plage d'utilisation de -5 à 35 °C, usage intérieur uniquement, garantie 2 ans. Coque de protection de chantier à charnières fournie.
Opérateur économique responsable
C'est le renversement à opérer avant de commander. Sur une commande par poussoirs, l'intelligence est au tableau électrique : c'est le télérupteur ou la minuterie qui décide et qui tient l'éclairage. Les poussoirs ne sont que des boutons d'appel.
Conséquence : commencez par le tableau, pas par le mur. Vérifiez qu'il reste au moins un module libre pour le télérupteur ou la minuterie, et que le circuit d'éclairage concerné peut y être repris. Si le tableau est plein, c'est ce point qu'il faut régler d'abord — et parfois cela change le projet.
Les deux se commandent par les mêmes poussoirs, mais ils ne font pas la même chose.
Le télérupteur bascule à chaque impulsion : on allume, on éteint, comme un interrupteur. C'est le choix pour une pièce de vie — séjour, chambre, grande cuisine — où l'on veut garder la lumière aussi longtemps qu'on le souhaite.
La minuterie allume pour une durée réglée puis éteint seule. C'est le choix pour un lieu de passage — escalier, couloir, cellier, garage, buanderie — où l'oubli est la règle plutôt que l'exception.
Rien n'interdit de mettre les deux dans un logement, chacun sur son circuit.
Sur ce type d'installation, il y a deux réseaux distincts : le circuit de puissance qui alimente les luminaires, et la ligne de commande qui relie tous les poussoirs à l'organe du tableau. Les poussoirs se branchent en parallèle sur cette ligne.
C'est ce qui rend le montage extensible : pour ajouter un point de commande plus tard, il suffit de se raccorder à la ligne la plus proche. Prévoyez donc son passage large, et si vous hésitez sur un emplacement, posez la boîte et amenez-y la ligne en la laissant obturée. Le surcoût est celui d'une boîte et de quelques mètres de fil ; plus tard, c'est une saignée dans un mur peint.
Ce poussoir demande une boîte de 40 mm minimum, contre 30 mm pour le va-et-vient de la même gamme. Mesurez du fond de la boîte au nu du mur avant de commander.
Profitez de l'ouverture pour vérifier aussi l'état des pattes de fixation : sur une boîte ancienne, les bossages sont souvent cassés, et c'est précisément ce que les griffes fournies permettent de contourner. Faites valider votre schéma par un électricien — le choix du télérupteur, sa protection et la section de la ligne de commande dépendent de votre installation.