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Sur un double poussoir, la finition mate rend un service concret : elle préserve l'ombre des deux boutons en relief, et c'est ce relief qui indique où appuyer. Deux boutons dans 73 mm, ce sont deux surfaces réduites qu'il faut viser au centre — un aplat brillant, en effaçant les ombres douces sous ses reflets, rendrait l'appareil plus difficile à utiliser.
L'aluminium mat du 600108 évite cela, et il fait partie des trois seules finitions disponibles sur les mécanismes Dooxie, ce qui autorise un ensemble métallisé homogène avec la plaque. Comme tout poussoir, chaque bouton ne fait contact que pendant l'appui : il faut donc un organe en amont par circuit — deux télérupteurs, ou un télérupteur et une minuterie. En échange, chacun des deux circuits devient commandable depuis autant de points que voulu. 6 A 250 V, 4 pôles, deux contacts à fermeture et deux à ouverture, bornes automatiques repérées, boîte de 40 mm minimum.
Mécanisme composable, à équiper d'une plaque 1 poste. Coque de chantier fournie, marque NF, IP20, IK04, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est le point propre à ce format, et il justifie à lui seul le choix d'une finition mate.
Un poussoir se distingue d'un interrupteur par sa forme : un bouton en relief, plus petit que la façade, sur lequel on appuie au centre. Sur un modèle simple, ce bouton est large et l'on ne peut pas le manquer. Sur un double, les deux boutons se partagent la même hauteur de 73 mm : chacun fait environ la moitié, et il faut viser.
Or ce que l'on vise, c'est le volume du bouton, perçu par son ombre. Sur une surface brillante, les reflets de la fenêtre ou du plafonnier effacent les ombres douces : les deux boutons paraissent plats, et l'appareil devient une plaque avec une ligne au milieu.
Sur une finition aluminium mate, l'ombre reste franche. On distingue les deux boutons, leur limite, et le point où appuyer. Ce n'est pas un raffinement esthétique, c'est ce qui rend l'appareil utilisable sans regarder.
Les plaques Dooxie existent en huit finitions ; les mécanismes n'en comptent que trois — blanc, aluminium et noir. Les cinq autres teintes de la gamme ne concernent que les plaques.
L'aluminium fait donc partie des rares finitions où l'ensemble peut être homogène du bord au centre. Deux compositions se défendent, et sur un double poussoir elles n'ont pas les mêmes conséquences.
Plaque aluminium, ensemble monochrome. Très net, l'objet se lit comme une seule pièce métallisée. Mais les deux boutons, de la même teinte que leur cadre, se distinguent moins bien — et sur un appareil qu'il faut viser, ce n'est pas neutre.
Plaque claire, contraste assumé. Un cadre blanc ou plume autour de deux boutons aluminium fait ressortir les commandes et l'on repère instantanément où appuyer. Moins unitaire, plus utilisable.
Un point de vigilance si vous partez sur le monochrome : l'aspect de l'aluminium varie légèrement d'une fonction à l'autre dans la gamme, certains mécanismes étant plus brillants que d'autres. Présentez plaque et mécanisme ensemble avant la pose. Toutes les finitions sont dans la gamme des plaques de finition Dooxie.
Comme tout poussoir, chaque bouton ne fait contact que pendant l'appui et revient seul au repos. Branché seul sur un circuit d'éclairage, il n'allumerait la lampe que le temps du doigt appuyé.
Il faut donc un organe en amont par circuit, et sur un double appareil cela fait deux : deux télérupteurs, ou un télérupteur et une minuterie selon ce que commande chaque bouton. C'est ce composant, et non le bouton, qui tient l'éclairage.
Vérifiez la place disponible au tableau avant de commander. Un télérupteur occupe généralement un module, une minuterie un ou deux — et si le tableau est saturé, c'est ce point qu'il faut régler d'abord.
Un va-et-vient commande un éclairage depuis deux endroits. Un troisième point exige un permutateur, un quatrième un second, et le câblage devient un enchevêtrement de navettes.
Avec un télérupteur, tous les poussoirs se branchent en parallèle sur la même paire de fils : trois points, cinq, huit, le schéma ne change pas. Sur un double poussoir, chacun de vos deux circuits devient extensible, et un point de commande peut être ajouté plus tard sans revoir l'installation.
C'est la solution des grandes pièces à plusieurs entrées, des couloirs desservant deux zones d'éclairage, et des cages d'escalier à plusieurs niveaux.
Legrand annonce 4 pôles, répartis en deux contacts à fermeture — dits « travail », le cas normal — et deux contacts à ouverture, dits « repos », utiles pour un arrêt momentané ou une entrée d'automate qui attend une coupure. Chaque bouton dispose donc des deux logiques ; vérifiez ce qu'attend votre matériel avant de câbler.
Le calibre de 6 A est cohérent avec l'usage : contrairement à un interrupteur qui coupe le courant de la lampe et doit encaisser son courant d'appel, un poussoir ne ferme brièvement qu'un circuit de commande alimentant une bobine ou une entrée électronique.
Point de vigilance pratique : Legrand demande une boîte de 40 mm minimum, contre 30 mm pour un interrupteur de la gamme, alors que la profondeur d'encastrement est de 21,4 mm seulement. La différence tient au mécanisme de rappel et au volume nécessaire derrière l'appareil — et avec jusqu'à quatre conducteurs de commande à replier, elle n'est pas théorique. Mesurez du fond de la boîte au nu du mur avant de commander, et travaillez en 1,5 mm² plutôt qu'en 2,5 sur la ligne de commande : les bornes acceptent les deux, mais le 1,5 se replie beaucoup mieux.
Le raccordement se fait par bornes automatiques repérées sur le mécanisme — indispensable avec quatre pôles sur le même corps, où il faut identifier le commun de chaque bouton. Verrouillage sans outil, sans risque de sous-serrage ni de cuivre écrasé, fil souple ou rigide indifféremment.
Attention à la plaque : bien qu'il porte deux boutons, cet appareil occupe un poste unique et demande une plaque 1 poste.
Le poussoir simple 600104 reste préférable si un seul circuit est à commander, ou si la lisibilité prime — un bouton pleine taille se trouve du plat de la main.
Le transformeur 600131 permet de réaliser cinq fonctions de va-et-vient et de poussoir à partir d'une seule référence, utile sur un chantier où l'affectation des commandes n'est pas arrêtée.
Aluminium mat, 73 x 73 mm, profondeur totale 36 mm, deux boutons, 4 pôles, fixation à vis, pose encastrée ou en saillie sur cadre, rattrapage angulaire -13° / +11°, plaquettes métalliques mobiles sur 2 mm, coque de protection de chantier à charnières, thermoplastique sans halogène, 250 V, marque NF, IP20, IK04, plage d'utilisation de -5 à 35 °C, usage intérieur uniquement, garantie 2 ans.
Opérateur économique responsable
C'est ce qui demande un peu d'attention à l'implantation. Sur un interrupteur, on pose la main n'importe où sur la bascule et ça fonctionne. Sur un double poussoir, il faut viser le centre du bon bouton, sur une surface d'environ trois centimètres de haut.
Ce n'est pas difficile, mais cela change deux choses : la hauteur de pose compte davantage, et l'emplacement doit être atteint sans contorsion. Évitez donc les positions où la main arrive de biais — derrière un chambranle, au ras d'un meuble, dans un angle rentrant.
Sur un montage à plusieurs points de commande, les boutons sont vus à des endroits différents mais forment un même système pour celui qui s'en sert. Une hauteur qui varie de trois centimètres d'un point à l'autre ne se voit pas forcément, mais elle se ressent : la main ne tombe pas où elle s'attend.
Notez la hauteur retenue au premier emplacement et reportez-la partout, en mesurant depuis le sol fini et non depuis le sol brut. Faites valider l'implantation par un électricien : les hauteurs de commande relèvent de règles d'accessibilité qui dépendent du logement.
C'est l'erreur qui rend un système inutilisable, et elle est fréquente sur les doubles commandes. Si votre éclairage principal est sur le bouton du haut à l'entrée de la pièce, il doit l'être aussi au fond de la pièce et en haut de l'escalier.
Cela paraît évident, mais le câblage se fait souvent poste par poste, à des jours différents : notez la convention sur un papier avant de commencer, et vérifiez chaque poste après raccordement.
Une surface mate marque plus qu'une surface brillante : une projection de plâtre ou de peinture s'y accroche, et un coup de grattoir y laisse une zone luisante définitive. Sur un bouton en relief, c'est l'arête qui souffre en premier.
La coque de protection livrée avec le mécanisme est faite pour rester en place jusqu'à la fin des travaux tout en laissant l'appareil utilisable. Ne la retirez qu'au moment de clipser la plaque, une fois la peinture sèche. Une question sur votre projet ? Décrivez-nous vos emplacements, nous vous répondrons.