Questions
Header super top right
Display Top Right
Livraison sous 4 à 5 semaines
Si un neutre arrive dans votre boîte, c'est ce variateur qu'il faut, et pour une raison qui n'est pas la puissance. La version 2 fils sans neutre impose une charge minimale de 3 W : en dessous, elle fonctionne mal. Le 600066A, lui, est donné à partir de 0 W — un seul spot LED de 2 W se varie donc parfaitement, là où le 2 fils échouerait. Avec la généralisation des LED de faible puissance, c'est aujourd'hui l'argument le plus décisif, avant les 150 W de charge maximale. Et les deux versions sont au même tarif : le neutre est le seul critère de choix.
À vérifier avant de commander : vos lampes doivent être dimmables — Legrand précise « lampes 150 W maximum de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact ». L'appareil offre le réglage des butées haute et basse contre le scintillement en bas de course, une mémoire de luminosité, et il est pilotable par poussoir déporté pour varier depuis plusieurs points.
Commande par bouton-poussoir : appui bref pour allumer, maintenu pour varier. 73 x 73 mm, encastrement 33 mm, bornes à vis 1,5 à 2,5 mm², IP20, IK04, 5 à 35 °C, usage intérieur, à équiper d'une plaque, garantie 2 ans.
Questions et réponses
Livraison gratuite à partir de 250€ TTC d’achat et 150€ HT pour les pros
C'est le point qu'aucune fiche produit ne met en avant, et c'est celui qui devrait décider.
On compare naturellement les deux variateurs de la gamme sur leur puissance maximale : 125 W pour le 2 fils sans neutre, 150 W pour celui-ci. L'écart est réel mais modeste, et en LED les deux sont largement suffisants dans un logement.
La différence qui compte est ailleurs : c'est la charge minimale. Le 2 fils sans neutre exige au moins 3 W pour fonctionner correctement — il s'alimente à travers la lampe, et il lui faut un minimum de courant. Le 3 fils, alimenté par un neutre, n'a pas cette contrainte : Legrand le donne à partir de 0 W.
Conséquence très concrète : un unique spot LED de 2 W, une applique à LED de faible puissance, un ruban LED court se varient parfaitement sur ce modèle, alors qu'ils feraient se comporter le 2 fils de façon erratique.
Avec des LED de plus en plus économes, c'est un cas de figure devenu banal — et c'est aujourd'hui la première raison de préférer le 3 fils.
Autant le dire clairement, parce que cela simplifie radicalement le choix.
On imagine que la version avec neutre est un modèle supérieur, donc plus coûteux. Ce n'est pas le cas : les deux variateurs de la gamme sont au même tarif. Même format, même commande, mêmes réglages, mêmes fonctions. La seule différence est le mode d'alimentation — et ce qu'il autorise.
Conséquence : si un neutre est disponible dans votre boîte, il n'existe aucune raison de prendre le 2 fils. À budget identique, celui-ci n'a pas de seuil minimal, monte 25 W plus haut, et accepte des conducteurs de 1,5 mm² là où le 2 fils exige du 2,5.
La question n'est donc pas « lequel est le meilleur » mais « ai-je un neutre ». Et elle se tranche en ouvrant la boîte — avec un piège : la présence d'un fil bleu ne suffit pas à conclure, seule une mesure par un électricien le confirme. Voyez notre conseil sur cette page.
Ce prérequis vaut pour tous les variateurs, et il est la cause de la quasi-totalité de ceux jugés défectueux.
Legrand écrit que cet appareil commande « les lampes 150 W maximum de type dimmable, LED, halogènes, fluocompact du marché ». Le mot dimmable désigne une lampe dont l'électronique est conçue pour accepter une variation.
Une LED ordinaire, non dimmable, contient un driver qui ne sait fonctionner qu'à pleine puissance : alimentée par un variateur, elle scintille, clignote, bourdonne, refuse d'allumer ou s'éteint en milieu de course. Aucun réglage n'y remédiera, et le variateur n'est pas en cause.
La mention « dimmable » ou « variable » figure sur l'emballage de la lampe ou la notice du luminaire. Si elle n'y est pas, considérez que la lampe ne l'est pas. Legrand annonce une compatibilité avec « un large panel d'ampoules LED dimmables » : formulation honnête, car les LED dimmables ne se comportent pas toutes de la même façon — d'où l'intérêt des réglages de butée.
C'est la fonction la plus utile de l'appareil, et celle que personne n'explique.
Le problème classique d'un variateur sur LED n'est pas la pleine puissance mais le bas de course. En dessous d'un certain niveau, chaque modèle de LED décroche à sa façon : scintillement, clignotement, ou extinction franche. Le seuil varie d'une référence à l'autre et est impossible à prévoir.
Le réglage de la butée basse répond exactement à cela : vous définissez le niveau minimal que le variateur ne descendra jamais en dessous. Calé juste au-dessus du point de décrochage de vos lampes, il rend la variation stable sur toute sa course, et le problème disparaît définitivement.
La butée haute limite la puissance maximale — utile quand la pleine intensité est éblouissante dans une petite pièce, ou pour ménager des luminaires.
Ces deux réglages sont ce qui distingue un variateur utilisable d'un variateur qu'on remplace par un interrupteur. La notice fournie détaille leur mise en œuvre, et notre conseil sur cette page donne la méthode.
La mémoire de luminosité. L'appareil retient le dernier niveau réglé : quand vous rallumez, la lumière revient là où vous l'aviez laissée. C'est ce qui fait qu'un variateur est réellement utilisé plutôt que laissé à fond.
Le pilotage par poussoir déporté. Vous pouvez ajouter des poussoirs ailleurs dans la pièce et commander la même variation depuis plusieurs endroits — allumage, extinction et variation. C'est l'équivalent d'un va-et-vient, mais pour un variateur : le besoin d'une chambre commandée à la porte et au chevet, ou d'un séjour à deux entrées. Faites valider le schéma par un électricien, le raccordement dépendant de l'installation.
La commande se fait par bouton-poussoir : appui bref pour allumer ou éteindre, appui maintenu pour varier.
Le mécanisme mesure 73 x 73 mm pour une profondeur d'encastrement de 33 mm et 46 mm hors tout. Legrand met en avant un « encombrement réduit » et annonce une compatibilité avec une boîte de 30 mm ; par prudence, et compte tenu de l'encastrement, nous vous conseillons de viser une boîte de 40 mm et de mesurer la vôtre du fond au nu du mur avant de commander — en tenant compte du conducteur supplémentaire par rapport à un interrupteur.
Le raccordement se fait par bornes à vis acceptant 1,5 à 2,5 mm² — plus souple que la version 2 fils, qui n'accepte que le 2,5 mm². Charge admissible de 0 à 150 W : en ohmique 0 à 150 W, en inductif 0 à 150 VA, en capacitif 0 à 150 VA. Consommation propre 0,7 W.
Température d'utilisation : 5 à 35 °C, usage intérieur uniquement, IP20 — aucune protection contre l'eau. Notez que la version 2 fils descend, elle, à 0 °C : si votre local est frais en hiver, vérifiez ce point.
Fixation sur les plaquettes métalliques mobiles de la gamme, qui rigidifient le support et permettent un rattrapage d'alignement. À équiper d'une plaque de finition, vendue séparément : voyez la gamme des plaques de finition Dooxie.
Blanc RAL 9003 brillant, 73 x 73 mm, thermoplastique sans halogène, IP20, IK04, garantie 2 ans. Si aucun neutre n'est disponible, le variateur 2 fils sans neutre 600060A se pose dans une boîte d'interrupteur ordinaire.
Opérateur économique responsable
C'est le piège numéro un, et il fait acheter le mauvais appareil. Dans une boîte d'interrupteur, on trouve parfois un conducteur bleu — et l'on en conclut qu'un neutre est disponible. Ce n'est pas si simple.
Un fil bleu peut être un neutre, mais il peut aussi être un retour lampe repéré en bleu par un installateur peu rigoureux, une navette de va-et-vient, ou un conducteur d'un autre circuit qui ne fait que traverser la boîte.
Seule une mesure permet de conclure, et elle se fait sur une installation sous tension. C'est exactement le genre d'opération à confier à un électricien : il vérifiera en deux minutes si ce conducteur est bien un neutre et s'il appartient au bon circuit.
Circuit coupé au tableau et absence de tension vérifiée, ouvrez la boîte et comptez.
Deux conducteurs seulement : il n'y a pas de neutre, c'est certain. Prenez la version 2 fils — en vérifiant que votre charge dépasse ses 3 W minimum.
Trois conducteurs : un neutre est possible, mais pas garanti — trois fils, c'est aussi le cas d'un va-et-vient, où le troisième est une navette.
Une alimentation qui traverse visiblement la boîte — deux fils qui entrent et deux qui repartent : c'est le cas le plus favorable, un neutre est presque toujours disponible.
La tentation est de récupérer un neutre ailleurs — boîte voisine, autre circuit, prise proche. C'est une mauvaise idée : mélanger les neutres de deux circuits différents crée des désordres difficiles à diagnostiquer et peut compromettre le fonctionnement des protections.
Deux solutions propres : tirer un neutre depuis la bonne boîte de dérivation, ce qui suppose d'ouvrir le mur ; ou prendre la version 2 fils, en vérifiant que votre charge dépasse 3 W. La seconde est presque toujours la bonne réponse en rénovation.
Une boîte ouverte, c'est le moment de noter les trois informations qui décident de la commande : le nombre et la nature des conducteurs, la profondeur utile du fond au nu du mur — visez 40 mm — et la puissance du circuit, en comptant les luminaires réellement installés.
Vérifiez enfin que vos lampes portent la mention dimmable : sans elle, aucun variateur ne fonctionnera correctement. Envoyez-nous ces relevés et nous vous dirons quelle version convient.