Schéma de branchement d'un bouton poussoir : tous...
Tous les schémas de branchement d'un bouton poussoir, en deux parties : la commande d'éclairage en résidentiel et...
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Un bouton poussoir n'est pas un interrupteur. C'est toute la différence, et c'est aussi la source de la plupart des erreurs de câblage : son contact est fugitif, il ne tient que le temps de l'appui et revient au repos dès que vous le relâchez. Impossible, donc, de maintenir une lampe allumée avec un poussoir seul.
Le même appareil se retrouve pourtant dans deux mondes très différents : le couloir d'un immeuble et le pupitre d'une machine. Les principes sont communs, les schémas et le matériel ne le sont pas du tout. Cet article traite les deux séparément, avec six schémas de branchement commentés.
Un bouton poussoir est un appareil de commande à action momentanée. Vous appuyez, le contact change d'état ; vous relâchez, il revient immédiatement à sa position de repos. C'est ce qu'on appelle un contact fugitif, par opposition au contact maintenu d'un interrupteur classique, qui reste dans la position où vous l'avez laissé.
Cette fonction se décline en deux types de contact :
Puisque le poussoir ne mémorise rien, il faut lui adjoindre un appareil qui, lui, garde son état entre deux impulsions. La suite dépend entièrement de votre contexte.
| Éclairage résidentiel et tertiaire | Armoire et machine | |
|---|---|---|
| Ce que le poussoir commande | Un point lumineux, via un télérupteur ou une minuterie | Un contacteur, un automate, un relais de sécurité |
| Le matériel | Appareillage encastré ou saillie, format mécanisme | Appareil composable en Ø22, monté sur platine |
| La tension de commande | Généralement 230 V | Souvent 24 V |
| Où lire la suite | Partie 1, ci-dessous | Partie 2, plus bas |
Les schémas de cet article présentent les principes de câblage. Le repérage exact des bornes de puissance, le calibre de protection et la section des conducteurs dépendent du modèle : reportez-vous toujours à la notice du constructeur avant de câbler.
Cette première partie couvre les installations résidentielles et tertiaires : couloirs, cages d'escalier, parties communes, bureaux. Le poussoir y commande un point lumineux, et le schéma dépend de l'appareil placé derrière lui.
C'est de très loin le montage le plus répandu. Le télérupteur est un relais à mémoire d'état : chaque impulsion reçue sur sa bobine fait basculer son contact de puissance. Une impulsion allume, la suivante éteint, quel que soit le bouton poussoir qui l'a envoyée.

Schéma 1 : Un bouton poussoir raccordé à un télérupteur unipolaire.
Le repérage des bornes. Un télérupteur modulaire porte quatre bornes, deux en haut et deux en bas, et les marquages sont sérigraphiés à côté de chacune. Sur un Acti9 iTL Schneider, vous lirez :
Retenez la logique plutôt que les chiffres : A1 et A2 désignent toujours la bobine, c'est-à-dire le circuit de commande où arrive l'impulsion des poussoirs. Les bornes numérotées portent le contact commandé, sur lequel passe la ligne alimentant la lampe. Ce repérage A1/A2 est commun à l'ensemble des appareils modulaires (contacteurs, relais, minuteries) mais la numérotation du contact peut varier d'un modèle à l'autre : vérifiez toujours sur l'appareil que vous avez en main.
Le principe du câblage tient en trois fils. Le neutre du circuit de commande rejoint la bobine sur A2. La phase alimente en permanence l'ensemble des boutons poussoirs. Le retour des poussoirs (un seul fil, commun à tous) revient sur A1. Côté puissance, la phase entre sur la borne 1 et ressort vers le point lumineux par la borne 2.
La protection du circuit de commande. La bobine du télérupteur doit être protégée par un disjoncteur dédié dans le tableau, distinct de celui qui protège la ligne d'éclairage. En pratique, on retient un calibre de 2 A, quelle que soit la marque du télérupteur. C'est un point qu'on oublie fréquemment lors d'un ajout de télérupteur sur une installation existante, alors même que le reste du câblage est irréprochable.
Commander depuis plusieurs points. C'est là que le montage prend tout son sens. Les boutons poussoirs se raccordent en parallèle : tous reçoivent la phase, tous renvoient sur le même fil de retour vers la bobine. Ajouter un troisième ou un quatrième point de commande ne change rien au schéma, il suffit de piquer sur les deux mêmes fils.

Schéma 2 : Trois boutons poussoirs en parallèle sur un seul télérupteur.
Le nombre de poussoirs n'est pas illimité pour autant, et c'est ici qu'on lit souvent des approximations. La vraie limite ne s'exprime pas en nombre de boutons mais en courant.
Avec des poussoirs classiques, sans voyant, le circuit ne consomme rien au repos : vous pouvez en multiplier les points de commande sans difficulté. Le problème vient des poussoirs lumineux, dont les voyants restent alimentés en permanence et dont les courants de fuite s'additionnent. Passé un certain seuil, ce courant résiduel suffit à maintenir la bobine excitée et le télérupteur devient erratique.
Ce seuil est indiqué par le constructeur. Sur un Acti9 iTL Schneider, par exemple, la fiche technique limite à 3 mA la consommation totale des poussoirs lumineux raccordés à la commande. C'est cette valeur qu'il faut vérifier, puis diviser par la consommation unitaire de vos poussoirs pour connaître le nombre réellement admissible sur votre installation.
Pour aller plus loin sur le choix du modèle, unipolaire ou bipolaire, silencieux ou standard, consultez notre guide complet du câblage d'un télérupteur, ou parcourez directement notre gamme de télérupteurs modulaires.
Le repérage des conducteurs est la deuxième source d'erreur sur ce montage, juste derrière l'inversion des bornes. Deux couleurs seulement sont imposées par la norme NF C 15-100 :
Toutes les autres couleurs sont libres. Dans les faits, la phase est le plus souvent tirée en rouge ou en marron, et l'usage veut qu'on réserve une teinte distincte (orange, violet ou noir) au retour de lampe et au retour des poussoirs, afin de les distinguer au premier coup d'œil lors d'une intervention ultérieure.
La section se choisit dans la plage acceptée par les bornes de l'appareil, et cette plage n'est pas la même partout. Sur un Acti9 iTL, le bornier de commande admet du 0,5 à 4 mm² en rigide, mais seulement 1 à 4 mm² en souple ; celui de puissance reste sur 1,5 à 4 mm² dans les deux cas. Prévoyez 11 mm de dénudage et serrez à 1 N.m. Vous trouverez ce qu'il faut dans nos gammes de fils électriques.
Le télérupteur n'est pas la seule réponse. Selon l'utilisation visée, d'autres appareils acceptent une commande par impulsion.
La minuterie. Dans une cage d'escalier, un couloir de copropriété ou un local technique, l'extinction automatique est préférable à un allumage permanent. La minuterie modulaire se câble selon la même logique (une bobine côté commande, un contact côté puissance) mais coupe seule au bout d'une temporisation réglable. Les poussoirs se raccordent là aussi en parallèle.

Schéma 3 : Bouton poussoir raccordé à une minuterie modulaire.
Le télévariateur. Même principe, avec une fonction supplémentaire : une impulsion brève allume ou éteint, un appui maintenu fait varier l'intensité. Il impose en revanche des lampes compatibles, ce qu'il faut vérifier avant l'achat sur un parc LED.
Et le va-et-vient ? Il est souvent cité comme une alternative. C'en est une, mais elle ne répond pas au même besoin : il n'utilise pas de boutons poussoirs mais des interrupteurs, et il plafonne à deux points de commande (trois avec un permutateur). Au-delà, le montage devient inextricable. Si votre projet tient en deux points, notre guide dédié explique comment brancher un interrupteur va-et-vient.
Un bouton poussoir lumineux intègre une source LED derrière sa façade. Encore faut-il savoir ce que ce voyant est censé indiquer, car le raccordement en dépend entièrement.

Schéma 4 : Les deux raccordements possibles du bloc lumineux.
Attention au cumul : c'est précisément l'alimentation permanente des voyants de repérage qui fait grimper le courant de fuite évoqué plus haut. C'est la seule vraie limite au nombre de points de commande : additionnez la consommation de vos voyants et comparez-la au seuil admis par le télérupteur, 3 mA sur un Acti9 iTL.
On change complètement de contexte. Ici, le poussoir ne commande plus une lampe mais un contacteur, un automate ou un relais de sécurité. Le matériel n'est plus de l'appareillage mural mais un appareil composable au format Ø22, monté sur la porte d'une armoire ou sur un pupitre, et le circuit de commande fonctionne souvent en 24 V.
En armoire, le bouton poussoir ne s'achète pas d'un bloc. Il s'assemble à partir de trois éléments, ce qui permet de reconstituer exactement la commande dont vous avez besoin :

Schéma 5 : Les trois éléments d'un bouton poussoir Ø22 composable.
La cote de perçage est standardisée à Ø22 mm, ce qui rend le matériel interchangeable et permet de remplacer un bouton sans retoucher la platine. Chez Schneider, deux gammes se partagent ce standard : Harmony XB4, à collerette métal, pour les environnements exigeants, et Harmony XB5, à collerette plastique, pour les applications courantes.
Côté raccordement, vous avez le choix entre le classique vis-étrier et les bornes Push-In, comme sur le corps ZB4BZ1015 en 1NO, qui font gagner du temps au câblage sur un pupitre à forte densité de fils.
Pour les têtes, l'affleurant reste le format le plus courant, décliné par couleur selon la fonction. Une tête double marche/arrêt ZB4BA7341 regroupe les deux commandes sur un seul perçage. L'ensemble du matériel est regroupé dans notre rayon bouton et voyant.
La distinction entre voyant de repérage et voyant de position vue en partie 1 vaut aussi en armoire, mais la mise en œuvre diffère : la source lumineuse n'est pas intégrée à la tête, c'est un bloc indépendant qu'on choisit selon la tension du circuit de commande (le bloc ZBVB1 en 24 V ou le ZBVM1 en 230 V), tous deux compatibles XB4 et XB5.
Le code couleur suit une convention largement partagée : le vert pour la marche, le rouge pour l'arrêt. À ces boutons lumineux s'ajoutent les voyants simples, qui ne commandent rien et se contentent de signaler un état : sous tension, défaut, cycle en cours.
L'arrêt d'urgence obéit à une règle qui ne souffre aucune exception : son contact est un NF à ouverture positive, jamais un NO. La raison est simple et vaut d'être comprise plutôt que retenue par cœur.
Avec un contact à fermeture, un fil coupé ou une borne desserrée passerait totalement inaperçue : le bouton semblerait fonctionner jusqu'au jour où l'on appuierait dessus pour de bon, sans effet. Avec un contact à ouverture monté en série dans le circuit de commande, la moindre rupture provoque l'arrêt. La panne se signale d'elle-même. L'ouverture positive garantit en outre que le mouvement mécanique du bouton force physiquement l'ouverture du contact, même si celui-ci a collé.

Schéma 6 : Arrêt d'urgence câblé en NF, en série sur le circuit de commande.
L'apparence répond elle aussi à une convention bien établie : coup-de-poing rouge sur fond jaune, en Ø40, reconnaissable sans formation ni traduction. Reste à choisir le mode de déverrouillage, qui doit toujours rester volontaire : pousser-tirer, le plus direct, comme le XB5AT845 ; pousser-tourner, qui rend le réarmement plus délibéré, comme le XB4BS8446 ; ou à clé, quand le réarmement doit être réservé à un intervenant identifié.
Certaines références existent en version dite « avec surveillance », une option qui prend tout son sens sur une machine soumise à vibrations. Enfin, l'arrêt d'urgence ne se câble jamais seul : il s'associe à un relais de sécurité qui surveille les contacts et gère le réarmement. Notre gamme complète est disponible au rayon arrêt d'urgence.
Trois concernent l'éclairage, deux le matériel industriel.
Le poussoir se raccorde sur le circuit de commande d'un appareil à mémoire d'état, généralement un télérupteur. La phase alimente une borne du bouton, le retour repart vers la bobine. Le poussoir ne coupe jamais directement la ligne de la lampe.
Deux fils suffisent sur un poussoir simple : l'arrivée de phase et le fil de retour vers la bobine. Sur du matériel composable Ø22, ces deux fils se raccordent sur le bloc de contact NO, à l'arrière du corps du bouton.
Sur un Acti9 iTL, le neutre du circuit de commande rejoint la bobine sur A2, la phase protégée alimente les poussoirs, et leur retour commun revient sur A1. Côté puissance, la phase entre sur la borne 1 et ressort vers la lampe par la borne 2. Le repérage A1/A2 de la bobine est commun à tous les appareils modulaires ; celui du contact peut varier selon les modèles.
La limite ne s'exprime pas en nombre de boutons mais en courant. Avec des poussoirs sans voyant, le nombre de points de commande est pratiquement illimité. Avec des poussoirs lumineux, c'est la consommation totale qui compte : un Acti9 iTL Schneider admet 3 mA au maximum. Divisez ce seuil par la consommation unitaire de vos poussoirs.
Sur un départ moteur, le bouton de démarrage est un contact NO placé en série avec le bouton d'arrêt, lui-même en NF. Le contact d'auto-maintien du contacteur est raccordé en parallèle du poussoir de démarrage, ce qui permet au moteur de rester alimenté après le relâchement.
Son contact change d'état pendant la durée de l'appui et revient au repos dès le relâchement. Un contact NO se ferme à l'appui, un contact NF s'ouvre. Cette action momentanée est ce qui distingue le poussoir d'un interrupteur classique.
Le bouton poussoir de carte électronique fonctionne sur le même principe mais dans un tout autre contexte : très basse tension, courants de quelques milliampères, et nécessité d'une résistance de tirage pour stabiliser l'entrée logique. Il n'a rien à voir avec le matériel d'installation décrit ici, qui commute des circuits en 24 V ou 230 V.